Printemps des poètes : L’albatros de Charles Baudelaire par Thibault

Écoutez Thibault ( le grand frère de Tonin)  ! Il est élève du CM1 / CM2 deChristine Taupin. Il dit : L’albatros de Charles Baudelaire.

 

 

 

L’albatros de Charles Baudelaire

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

Printemps des poètes : L’île des rêves de Jacques Charpentreau par Anouk

 

Écoutez Anouk ! Une  élève du CM1 / CM2 deChristine Taupin qui dit L’île des rêves de Jacques Charpentreau.

L’île des rêves de Jacques CHARPENTREAU

Il a mis le veston du père,

Les chaussures de la maman

Et le pantalon du grand frère

Il nage dans ses vêtements.

Il nage, il nage à perdre haleine.

Il croise des poissons volants,

Des thons, des dauphins, des baleines…

Que de monde, dans l’océan !

Écume blanche et coquillages,

Il nage depuis si longtemps

Qu’il aborde enfin au rivage

Du pays des rêves d’enfants.

Printemps des poètes : La frégate d’Alfred de Vigny par Constantin

 

Écoutez Constantin ! Un  élève du CM1 / CM2 de Christine Taupin qui dit un extrait d’une poésie ! La Frégate d’Alfred de Vigny !

 

La Frégate d’Alfred de Vigny

Qu’elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu’elle voguait dans le vent !
Elle avait, au soleil levant,
Toutes les couleurs de l’agate ;
Ses voiles luisaient le matin
Comme des ballons de satin ;
Sa quille mince, longue et plate,
Portait deux bandes d’écarlate
Sur vingt-quatre canons cachés ;
Ses mâts, en arrière penchés,
Paraissaient à demi couchés.
Dix fois plus vive qu’un pirate,
En cent jours du Havre à Surate
Elle nous emporta souvent.
Qu’elle était belle, ma Frégate,
Lorsqu’elle voguait dans le vent !