Soutiens psychologiques pour un confinement qui dure…

Quelques soutiens :
-un réseau de soutien psychologique pour toutes les personnes qui vivent mal le confinement, il s’agit du réseau Cogito’Z. Il fonctionne sur le principe du numéro vert. Vous appelez le 0805 822 810, vous avez un des 35 psychologues qui se relaient entre 10 et 17 heures, du lundi au samedi, et on vous écoute avant de vous donner des conseils.

-De plus, si on se sent en détresse psycho-sociale (caractère anxiogène du confinement, sentiment d’insécurité, difficultés relationnelles…), on n’appelle pas le 15 mais le 0.800.130.000.

– un article (Sciences Avenir): « Le confinement et la peur de l’épidémie peuvent avoir des effets psychologiques désastreux. Le chercheur Christophe Haag propose des gestes barrières pour mieux traverser l’épreuve. Tant que la peur reste modérée et ponctuelle, tout va bien. Mais, dans le cas présent, elle est d’intensité inhabituelle car elle se compose des trois peurs les plus fortes chez l’être humain : la peur de la mort (le virus tue), la peur de l’avenir pour ses enfants et la peur économique (perdre son emploi).
Comment éviter cela ? Il faut alors sans attendre adopter des gestes barrières.

Quels sont ces gestes barrières ? :

– Se déconnecter des informations, ne s’autoriser qu’un certain volume horaire dans la journée.

– Elaborer une routine rigoureuse pour la semaine, et une autre pour le week-end, garder des repères fixes.

– Manger sainement.

– Faire de l’exercice physique( profiter des 1h par jour autorisées en maximisant le plus possible et ne faire des courses qu’une fois par semaine dans le temps accordé).

– Se connecter via les outils de communications à ses proches, ses voisins, pour s’entraider, se rassurer, échanger.

– Si l’on a des enfants, s’en occuper pleinement à certains moments, puis travailler pleinement à d’autres. Ne pas tout mélanger.

– Rester en contact avec la nature (qui agit comme un anxiolytique naturel), si c’est possible.

– Lire des romans, pour s’évader et stimuler notre imagination et nos émotions positives.

– Se replonger dans ses valeurs psychiques refuges (musiques, souvenirs heureux, films, photos…) pour générer des émotions positives.

– Faire des exercices de respiration.

– Se projeter dans le futur, avec nos envies, nos passions.

Enfin, on peut aussi se connecter à notre application gratuite Dr Mood qui peut donner des clés pour gérer son stress et ses émotions négatives.

Comment protéger les enfants ?  

Les enfants sont des éponges qui absorbent la peur ambiante (celle véhiculée notamment par les figures d’autorité, les parents…). Nous avons ainsi tous une responsabilité à ne pas devenir des agents hautement pathogènes de la peur pour ne pas les contaminer à haute dose . Dans les faits, cela passe par couper son téléphone ou les informations lorsqu’on s’occupe d’eux. Bien organiser son temps de travail et son temps avec eux.  Si l’on se consacre totalement à eux, il y a immédiatement une baisse de tension et tout s’organise de manière fluide.