Handicap ?

Nous en avons déjà parlé la semaine dernière après avoir vu le film « De toutes nos forces », nous avons continué aujourd’hui notre réflexion sur le handicap.

 

Extraits de nos discussions du jour.

 

Nous avons d’abord cherché la définition du mot dans nos dictionnaires :

– Désavantage quelconque qui rend les choses plus difficiles, qui empêche de réussir aussi facilement que les autres. (Larousse Supermajor)
– Déficience physique, sensorielle ou psychologique (Robert Junior).
– Dans certaines épreuves sportives, difficulté particulière que l’on fait subir aux concurrents les plus forts (partir de plus loin, avoir un poids supplémentaire, etc.)

 

Nous avons ensuite lu la définition de l’O.M.S. (l’Organisation Mondiale de la Santé) : « Les handicaps sont un terme général qui qualifie des incapacités, une limitation des actes de la vie quotidienne et une participation restreinte à la vie sociale ».

Les incapacités peuvent être physiques (on peut avoir été amputé d’un bras), psychologiques (la personne peut avoir des dysfonctionnements au niveau du cerveau) ou sensorielles (la personne peut être sourde).
Les actes de la vie quotidienne sont s’habiller, se doucher, etc. La vie sociale c’est vivre avec les autres, parler, etc.

 

Nous avons aussi expliqué la différence entre « être handicapé » ou « avoir un handicap » et « être en situation de handicap » : la personne n’est pas tout le temps handicapée, elle peut faire des choses comme les personnes valides.

 

Nous avons (re)lu un extrait du début de WONDER :
« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans. N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. Quand un enfant est normal, les gens ne le fixent pas partout où il va. Voici mon idée : la seule raison pour laquelle je ne suis pas ordinaire, c’est que les autres me voient comme ça. »
August, dans WONDER

 

August se sent normal au-dedans car malgré sa différence physique, il est comme les autres enfants.
August nos fait comprendre que le regard des autres est important pour chacun de nous, c’est d’abord le regard des autres qui nous rend ordinaire ou pas.

 

 

Nous avons ensuite lu l’étymologie du mot handicap : « handicap » emprunté en 1827, vient de l’expression anglaise HAND IN CAP signifiant « Main dans le chapeau ». Lors de jeux d’échanges d’objets personnels pratiqués en Grande Bretagne, un arbitre, évaluant le prix des objets, était chargé de surveiller l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs. Celui qui recevait un objet de valeur supérieure devait donc mettre une certaine somme d’argent dans un chapeau pour rétablir l’équilibre. Le terme a est aussi utilisé en sport, notamment en hippisme où on attribue un handicap au plus fort pour rendre la course plus équitable.

Le maître nous a parlé de Philippe Croizon, nageur de l’extrême qui a traversé la Manche et rallié les cinq continents.
A 26 ans, il a été électrocuté et a perdu les bras et les jambes.

Nous avons vu deux vidéos où il parle de son handicap et de son sport puis lu et commenté quatre citations.

 

« L’aide de l’autre m’est vitale et j’aime à la considérer comme un échange, un moment de partage. Pour les hommes, c‘est peut-être un peu plus compliqué car nous avons un sacré problème : l’orgueil ! » Philippe Croizon

 

Philippe a besoin d’une aide valide par moments et dans son sport mais les personnes qui l’aident partagent avec lui ses réussites, sa force, ses émotions. Chacun apprend de l’autre.
C’est compliqué : accepter l’aide est compliqué, peut-être aider aussi, car l’être humaine est orgueilleux, fier, il n’aime pas montrer qu’il peut être plus faible, il n’aime pas demander de l’aide ou montrer ses sentiments.

 

 

« Mon handicap est spectaculaire. Pour qu’il s’estompe, je dois briser la glace. En racontant des blagues, en faisant le bouffon, cela devient possible. Concentrer tous les regards sur mon sourire. Mais l’humour à tout prix n’a pas de sens… Je contrôle sans cesse, dissimule pour leur laisser penser que je suis fort. » Philippe Croizon

 

Le handicap de Philippe est spectaculaire : il n’a plus de jambes et de bars, ça se voit bien, les autres peuvent montrer de l’étonnement, certains avoir peur.
Grâce à l’humour, Philippe a pu aussi affronter cela. Mais il ne suffit pas toujours d’en rire.

 

 

« Les personnes avec un handicap corporel, mental ou psychique sont très souvent confrontées aux inégalités, à la discrimination, parfois même au mépris. » Philippe Croizon

 

Les inégalités concernent l’accès aux lieux publics (depuis 2005, la loi sur le handicap permet de lutter contre ces inégalités, aux commerces, etc. Il faut aménager des rampes inclinées, installer des portes plus grandes, etc. pour que les personnes en situation de handicap puissent accéder à tout comme les autres.
La discrimination est dans le regard, le comportement des autres.
Les personnes en situation de handicap ont les mêmes droits que les autres.

 

 

« En traversant la Manche à la nage, je voulais démontrer que le handicap n’est pas une fatalité. Avec du courage et de la volonté chacun peut, qu’il soit valide ou non, repousser ses limites et accomplir de grandes choses. »
Philippe Croizon

 

Chacun peut réussir ou essayer avec de la volonté.

 

 

Nous avons ensuite parlé de sportifs de haut niveau en situation de handicap : le nageur Théo Curin, le cycliste Mathieu Bosredon, la judokate Sandrine Aurières-Martinet ou le pongiste égyptien Ibrahim Hamato.

 

 

 

 

 

 

Nous avons conclu notre discussion avec un extrait de WONDER : « Tout le monde mérite une ovation au moins une fois dans sa vie, parce que nous triomphons du monde. » August, dans WONDER

 

Une ovation, c’est quand on nous applaudit, qu’on nous félicite, nous admire. Chacun mérite ça au moins une fois car chacun réussit des choses.

 

La classe de CM1