Une petite histoire de la photographie

Aujourd’hui, tout le monde fait des photos. Que ce soit avec un téléphone portable ou un appareil de professionnel, juste pour le plaisir ou un souvenir, la photographie est très répandue dans le monde. Mais savez-vous vraiment d’où vient cet appareil si bien connu de tous ?

En 400 avant Jésus-Christ vit Aristote. C’est un philosophe grec. Il a découvert que si l’on se place dans une pièce sombre avec juste le petit trou sur la porte et s’il fait très beau dehors, on peut voir sur le sol ou sur le mur opposé à la porte l’image inversée du paysage extérieur. C’est le principe du sténopé ou « chambre noire », connu déjà des chinois.

 

Un millénaire après la découverte d’Aristote, en 1100 Hassan Ibn Hassan remarque que plus le trou qui laisse passer la lumière est petit, plus l’image est nette.

 

En 1515 Léonard de Vinci reprend les travaux de Hassan Ibn Hassan en créant ce qui est le début de l’appareil photographique : « camera obscura ». La chambre noire ou «camera obscura » en latin est un instrument optique qui permet d’obtenir une vue en deux dimensions, proche de la vision humaine. Elle servait aux peintres avant l’invention de la photographie.

Vont être ajoutés une lentille en verre pour remplacer le sténopé (le trou) et un diaphragme (ouverture réglable).

En 1673, Horke construit la « camera clara » avec un miroir et du verre dépoli, privé de son éclat. C’est pour ainsi dire le premier appareil (pas encore photographique) reflex. C’est un engin qui renvoie l’image sur un verre dépoli à l’aide d’un miroir incliné.

En 1802, Thomas Wedgwood a travaillé avec Sir Humphry Davy, physicien et chimiste britannique. Ensemble, ils ont essayé de reproduire des tableaux et de faire « des portraits et des paysages » en utilisant la « camera obscura ». S’ils ont obtenu des résultats, ils n’ont jamais réussi à conserver l’image.

De 1816 à 1818, Joseph Nicéphore Niépce, ingénieur français, dépose au fond de sa camera obscura une feuille de papier enduite de sels d’argent. Il obtient une vue du paysage extérieur pris depuis sa fenêtre, mais impossible d’arrêter le noircissement de la feuille.

En 1822, grâce à une nouvelle résine d’origine minérale, le bitume de Judée, il réussit à reproduire des dessins placés en contact avec des supports enduits de bitume et invente ainsi la photogravure.

En 1824,il place des pierres lithographiques (pierre calcaire) recouvertes de bitume, au fond de la chambre obscure et obtient, pour la première fois, l’image fixée d’un paysage. Il faut poser plusieurs jours en plein soleil mais il s’agit d’une photographie ! La camera obscura se voit propulsée au rang d’appareil photographique.

 

1839 : Grâce aux daguerréotypes (invention de Louis Daguerre) l’appareil photographique devient populaire. Le temps de pose a énormément diminué, on est plus qu’à 20 minutes en plein soleil. Chaque daguerréotype est unique et ne peut être reproduit.

 

 

En 1869, est née la première photographie en couleur par superposition de 3 négatifs (rouge vert et bleu) par Louis Ducos de Hauron.

En 1888, Georges Eastman invente la pellicule.

En 1906 sort la première vraie photographie en couleurs due à Auguste et Louis Lumière.

En 1935 il est possible de faire de la diapositive.

En 1942 arrive le film négatif en couleurs.

En 1948 débute la commercialisation du premier appareil à développement instantané.

En 1975 naît le premier appareil photographique numérique, il n’a jamais été commercialisé C’est le système qui est utilisé aujourd’hui.

 

D’après l’exposé de Coralie, Océane et Sixtine, collégiennes au Collège du Verney à Sallanches (74) et l’exposé présenté en classe par Daniel Chasson, photographe cépétois.