Tolérance …

Nous avons eu récemment un débat en classe au sujet des relations à l’école, entre élèves, de certains comportements, de la tolérance, des discriminations dont on peut malheureusement parfois faire l’objet à l’école ou dans la société, de comment on doit répondre à cela, …

Deux textes et des citations ont alimenté le débat. Voici un compte-rendu de notre débat avec quelques compléments …

Texte 1

L’École des Ronces est une école « comme les autres » … Mais certains élèves y ont de drôles d’habitudes …
Certains élèves veulent faire croire qu’ils sont dans une bande, ils jouent à être de la « racaille » comme ils disent, alors ils emploient souvent des gros mots en récréation ou à la cantine, pas devant les enseignants bien sûr. Ils se moquent de certains élèves, les embêtent, les insultent, les agressent parce qu’ils ne veulent pas faire comme eux, parce qu’ils sont gentils, qu’ils se tiennent bien, ou peut-être parce qu’ils ont de bonnes ou meilleures notes … Ils les menacent et les obligent à faire des choses qui ne leur plaisent pas, s’ils n’obéissent pas, ils ne seront plus copains, ils ne pourront plus jouer avec eux …
Certains s’amusent à faire des bêtises dans les toilettes, ils sont fiers de ça car personne ne les a encore attrapés.

 

Texte 2

JESSY, un petit écolier beauvaisien de 10 ans, a été victime du petit pont massacreur, vendredi dernier, dans la cour de récréation de l’école de l’Europe, à la Soie-Vauban. L’enfant croyait qu’il allait jouer au foot avec ses petits camarades, mais le jeu a rapidement dégénéré. Jessy s’est retrouvé plaqué au sol, frappé à la tête et aux jambes par ses camarades de CM1 et CM2. Les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânien et des contusions aux jambes. Avec un peu d’appréhension, Jessy est retourné à l’école lundi. En revanche, son camarade de classe, lui aussi victime, n’a toujours pas repris les cours. « Depuis que c’est arrivé, mon fils n’est plus tout à fait le même. Pourtant, il est sportif, gardien de but en benjamin à l’ASBO. Mais que se serait-il passé avec un enfant plus fragile ? » A la sortie de l’école hier, le jeu du pont massacreur est sur toutes les lèvres. « C’est des jeux débiles. L’an dernier, c’était le jeu de la tomate, les enfants retenaient leur respiration, lâche une maman. »

Journal Le Parisien 12/12/2008

Nous avons parlé de ces « jeux » qui existent malheureusement encore et peuvent conduire à des actes très graves. Ce ne sont pas des jeux puisqu’ils consistent à faire du mal, physique ou moral.

Discrimination (n.f.) : fait d’isoler une personne sous prétexte de différences sociales (condition, …), physiques (couleur de peau, …) ou religieuses.

L’O.N.U. (Organisation des Nations Unies), dans le Pacte International des Droits Civils et Politiques, condamne la discrimination :
« Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique et de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. » (article 6)

Discrimination physique : on se moque de la taille (petit, gros), du sexe (« Les filles sont nulles au foot ! », « Les garçons sont nuls en danse ! »), d’un bégaiement, de la couleur de peau, de la corpulence, des formes, … On peut aussi se moquer de l’âge (« Les plus vieux ne servent à rien. », pourtant ils ont de l’expérience, on se moque des plus petits, …).

Si on se moque, beaucoup ou pas, c’est pareil.
Si on fait le compte des différences, on est tous différent.
Cela peut blesser.

Si on fait du mal, si on se moque régulièrement, c’est du harcèlement.

Certains menacent d’autres pour leur prendre des affaires, de l’argent, c’est du racket.

C’est la première idée qu’on en a, sans réfléchir, on garde celle-là, c’est une idée reçue, un préjugé.

Sexisme : discrimination sur le sexe, machisme pour les hommes.
Les filles n’avaient pas le droit d’aller à l’école.
Jusqu’en 1970, les femmes n’avaient pas l’autorité parentale.
Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944.
Jusqu’en 1965, les femmes devaient demander à leur mari la permission d’avoir un travail. Discrimination au travail.

L’homophobie est la discrimination à l’encontre des homosexuels.
Les homosexuels sont des garçons ou des filles qui s’aiment.
S’ils sont heureux, tant mieux.

Garçons et filles sont différents : le physique, les habitudes vestimentaires, …

Discrimination sociale : on se moque des habits des autres, ils ne portent pas de « marques », on se moque du travail de l’autre (il n’a pas un bon travail …), on se moque de l’accent, de la famille, de la richesse ou non …
On peut aussi se moquer du nom ou du prénom.

La discrimination fait mal, en parole, en force. Parfois, on en fait sans le savoir. On juge mal les gens, on ne peut pas juger sans savoir.

On peut ignorer, ils vont se lasser, sinon il faut se plaindre, demander d’arrêter. La discrimination peut amener parfois la victime à une situation d’extrême souffrance et même à commettre un acte irrémédiable. Il faut réagir très tôt. Les adultes sont là pour aider à cela.

Aussi si le groupe réagit, le coupable va arrêter ses actes, il ne va plus se croire « tout-puissant ».

Il est souvent très facile en groupe de se moquer plutôt que de montrer du respect, de l’empathie pour l’autre.

Nous avons déjà parlé de la discrimination sur le handicap, une infirmité.

Il y a des lois qui punissent de tels actes.

Racisme : croire qu’il y des races et que certaines sont différentes. On appartient tous à la race humaine, il n’y en a qu’une.

Dire de quelqu’un qu’il est noir, blanc ou rose n’est pas du racisme. On peut dire de quelqu’un qu’il a la peau plutôt rose, mate, brune, etc. Tout dépend aussi du ton employé.

Esclavagisme : les européens ont enlevé des africains pour les amener en Amérique dans les colonies pour la culture du coton, de la canne à sucre.

L’Afrique du Sud a été un pays ségrégationniste (l’apartheid), les États-Unis aussi : les noirs n’avaient les mêmes droits que les blancs.

« Je fais le rêve que les hommes, un jour, se lèveront et comprendront qu’ils sont faits pour vivre ensemble comme des frères. »

« La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour. »

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons. »
Martin Luther King (1929-1968)

Il demande que les gens ne laissent plus faire. C’est aussi grave, voire plus, de rester indifférent devant des actes racistes, de ne rien faire, de ne pas réagir.

Les gens laissent faire parce qu’ils ont peur. Mais il y a moins de méchants que de gentils

 

Antisémitisme : racisme contre les juifs. Hitler a persécuté et fait tuer des millions de juifs.

 

« Tant que tu ne peux pardonner à autrui d’être différent de toi, tu es encore bien loin du chemin de la sagesse. »
Anonyme

On pardonne à quelqu’un quand cette personne a fait du mal.
Si tu n’acceptes pas la différence, tu ne pourras pas être sage : la sagesse est une façon de se comporter.

 

« Les imbéciles pensent que tous les noirs se ressemblent. Je connais un noir qui trouve, lui, que tous les imbéciles se ressemblent. »
Philippe Geluck, dessinateur, humoriste

Les imbéciles sont les racistes. Les imbéciles, il y en a partout.

On peut faire rire pour faire réfléchir.

 

En CM1