Plantations de Baobabs chez les GS/CP

En liaison avec le projet sur l’Afrique,

les élèves ont découvert un arbre mythique: le baobab

Le baobab est l’arbre le plus facilement reconnaissable dans les savanes africaines.
Il est présent dans la plupart des régions sub-humides à semi-arides au sud du Sahara.
On ne peut pas l’ignorer, ne pas le remarquer ou le considérer comme un arbre ordinaire. Il tient une place prépondérante dans la culture africaine.

Souvent plus large que haut, avec des branches ressemblant à des racines, et largement dépourvus de feuilles pendant une grande partie de l’année, l’arbre le plus célèbre d’Afrique, le baobab, est aussi appelé par les africains « l’arbre magique », « l’arbre pharmacien », « l’arbre de la vie » ou encore « l’arbre sans dessus dessous ».

Baobab (Adansonia digitata) au début de la saison des pluies au Sénégal.

 

D’ordinaire ce n’est pas un arbre élevé, sa hauteur n’atteignant que 14-23 mètres, mais il est réputé pour la circonférence gigantesque de son tronc qui peut atteindre 38 mètres.
Le baobab a une grande importance culturelle dans les pays où on le trouve. Il est le symbole de la République du Congo. Il est utilisé au Sénégal sur de nombreux documents administratifs. Au Sénégal, au Congo, au Burkina et dans de nombreux pays africains, on retrouve l’effigie du baobab sur les timbres.

 

Dans les zones arides et au temps de civilisations plus anciennes les nomades utilisaient les baobabs aux troncs creux pour en faire des réservoirs d’eau pour leur bétail pour affronter la saison sèche. Certain tronc de baobab peuvent ainsi contenir jusqu’à plusieurs millier de litres d’eau. L’eau peut ainsi se conserver toute l’année si le tronc a été bien refermé. En cas de grande sécheresse, le bois, tendre et spongieux, est mâché par les hommes et les animaux pour apaiser la soif.

 

En Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal et au Zimbabwe, les vieux baobabs creux ont été utilisés comme des tombeaux, au Sénégal se sont les griots que l’on inhumait dans les troncs de baobab.

 

Son ombre bienveillante est aussi un lieu de rendez-vous. On y discute des affaires du village sous la fraîcheur de ses branches. C’est aussi un lieu de culte où on invoque les esprits.

 

De par son espérance de vie, son allure et ses bienfaits que l’on retire de chaque partie de l’arbre et des hôtes un peu mystiques qu’il peut héberger, le baobab est un arbre sacré et détient un certain pouvoir spirituel au sein de la collectivité.

 

Attachés à cet arbre, les élèves ont planté des graines de baobab en espérant qu’elles germent en classe!