Musée à l’école

Nous avons reçu vendredi à l’école la visite d’Anne-Marie, passionné d’histoire et de la période 1914-1918, qui a installé un petit musée 14-18. Merci à elle de nous avoir fait partager cette passion pour l’Histoire et le travail de mémoire et pour son intervention très adaptée qui chaque fois passionne tous les élèves.

Les CE2 et les CM1

Quelques notes prises :

Pourquoi « poilus » ? Parce que les soldats dans les tranchées vivaient dans des conditions d’hygiène très difficiles et aussi parce que « poilu » désigne familièrement quelqu’un qui a de l’expérience.

Au début de la guerre, les soldats étaient habillés en rouge et bleu (ou noir) avec un képi, uniforme hérité de la guerre de 1870. En 1915, ils seront habillés de bleu horizon et le casque apparaîtra. Le soldat allemand portait déjà un uniforme gris ou vert beaucoup plus discret, le casque allemand sera aussi plus abouti avec une protection de la nuque. Le soldat allemand était équipé de bottes. Le soldat français fut d’abord équipé d’une cervelière (coque en fer protégeant la tête sous le calot) avant d’avoir un casque (modèle Adrian) avec l’intérieur en cuir.

Le soldat français portait des chaussures à semelle cloutée avec des bandes molletières, une capote venait compléter l’habillement. Il portait aussi un bracelet avec son matricule.

Les soldats avaient dans leur paquetage (leur barda) une gamelle commune « plat à 4 » qu’ils portaient à tour de rôle, un récipient réserve d’eau (le bouthéon) ou une gamelle individuelle.
Ils avaient un sac à dos, havresac, qui contenait les chemises, les pantalons, la couverture, les ustensiles individuels, de quoi coudre (la cousette), etc. Ils avaient un ouvre-boîte, le « singe ». Le bouthéon était derrière, le quart était accroché à la gourde recouverte de tissu camouflé. Ils portaient à la ceinture trois cartouchières. Le soldat portait environ 30 kg sur lui.

La musette est un petit sac dans lequel le soldat rangeait son tabac, son rasoir avec son blaireau, son savon, etc.

Les soldats dans les tranchées fumaient plutôt la pipe, moins repérable à la vue que la cigarette (le bout de la cigarette est incandescent et donc repérable dans la nuit).

Le harnachement était ce qui retenait les affaires des soldats.

Le brêlage (ou brellage) est constitué des sangles et bretelles servant à porter l’arme à feu ou le matériel.

La lanterne avait des carreaux en mica.

Le poilu portait à la ceinture un poignard de tranchée. Certains soldats avaient des missions d’infiltration des lignes ennemies, ils avaient surnommé leur poignard « le vengeur ».

Les fusils français étaient de marque Lebel ou des fusils de 1870. Le Lebel mesure 1,30 m et pèse environ 4,5 kg. Les officiers étaient équipés du pistolet Ruby à chargeur de 8 balles. Ils avaient aussi une paire de jumelles. Pour l’artillerie, ces jumelles étaient équipées de repères pour calculer la distance de tir.

Le fusil allemand était de marque Mauser.

Le canon était le canon de 75 : 75 mm est le diamètre des obus tirés.

Les soldats avaient surnommé leur baïonnette « Rosalie ». Elle mesure 52 cm. Le crochet de la baïonnette est le quillon. Le quillon a été ensuite supprimé car il gênait pour attraper la baïonnette.

Certaines baïonnettes étaient cruciformes, avec la lame en croix pour empêcher la cicatrisation de la blessure. Les baïonnettes allemandes étaient plates, en lame de carpe.

Les soldats fabriquaient eux-mêmes de nombreux objets ou armes : le coutrot (couteau fait avec une poignée de baïonnette), des briquets à partir de douilles, des coquetiers, des cannes ouvragées, des grenades, etc. Ils portaient des breloques avec la photo de leur fiancée ou de leur famille.

Ils étaient équipés de masque à gaz en cas d’attaque au gaz. Les verres étaient en mica.

On estime à 10 milliards le nombre de lettres échangées entre les soldats et leurs familles pendant la guerre.

 

1 réflexion sur « Musée à l’école »

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