Poèmes « cadavre exquis »

Poèmes écrits pendant le confinement : un élève invente une strophe (le sujet est libre), un autre continue le poème, on fait suivre, etc. Merci à Dominique MONTALIEU, poète, d’avoir participé.

 

 

 

 

Au bistrot
Le cafetier fait des cafés
Je prendrai un décaféinato

Au galop
Je repartirai voir ma fée
Lui jouer ma sérénade tôt

Moi je prendrai plutôt un panaché
Mais point trop
Pour ne pas avoir un drôle d’effet

Moi ce sera un galopin
Ma fée, je te retrouverai dans cet assommoir
Comme quand nous étions gamins

Nathan, Dominique, Thierry, Raphaël

 

 

 

 

Je suis confiné
Je reste chez moi
L’école est fermée mais pas terminée
Qu’est-ce que tu fais chez toi ? 

Je prépare des cookies
Pour tous mes amis
Régalez-vous
Bon appétit !

Il me tarde que l’on puisse se revoir
À l’école le 12 mai
J’espère qu’il n’a va pas pleuvoir
Pour que l’on puisse s’amuser

Et si jamais il pleut 
Nous irons en radeau au musée 
Voir la Méduse si on peut
On sera médusés !

Gabriel, loris, Mila, Dominique

 

 

 

 

 

 

 

Le tyrannosaure a de grandes dents
C’est pour ça qu’il mange tout le temps
Son ami spinosaure est aussi carnivore
Leurs ennemis, ils les dévorent

Les ankylosaures, eux, tapent fort
Bien qu’ils soient des herbivores
Le stégosaure et sa lourde cuirasse
Est tout aussi efficace

Quant à l’éoraptor
Sa vitesse vaut de l’or
Et ses grandes dents
Sont plus redoutables qu’un volcan

Élise, Mathieu, Clément

 

 

 

Poèmes « cadavre exquis »

 

Poèmes écrits pendant le confinement : un élève invente une strophe (le sujet est libre), un autre continue le poème, on fait suivre, etc. Merci à Dominique MONTALIEU, poète, d’avoir participé.

 

 

La famille

Être en famille
C’est être entouré de ses parents 
C’est facile 
Mais aussi avec ses grands-parents 
Cela rappelle les racines 
Qui fascinent 

La famille c’est important
Même on ne se voit pas souvent
On prend des nouvelles
On s’écrit
On téléphone, on rit
Que les cousins soient à Marseille oui Paris

La famille ça fait plaisir
Ça nous fait des cookies
Mais aussi des pâtisseries
Quel plaisir de les offrir
Que de temps en temps
Car on est gourmand …

Dans la famille, on est plusieurs
Ça fait de la chaleur dans nos cœurs
On a tous nos caractères même si parfois c’est la galère
On s’entend très bien sur la terre

Ma famille à moi 
On est plein de joie 
On fait beaucoup de balades 
Et c’est toujours la rigolade

La famille c’est fait de gènes
Mais aussi de plus vieux
Et parfois d’oncle Eugène
Et sans lui … pas de plaisir !

Analusia, Thierry, Maé, Gabriel, Matilde, Dominique

 

 

 

 

 

J’aime les fleurs
Remplies de couleurs
Et les oiseaux
Brillants comme des joyaux

J’aime le ciel bleu
Qui éclaircit mes yeux
Et le soleil chaud
Qui réchauffe ma peau

J’aime les arbres verts
Qui sont dans mon jardin
Quand je les voie tous les matins
Je deviens heureuse c’est certain

Et les fleurs qui poussent
Avec le soleil
Elles deviennent des jeunes pousses
Et nous donnent leurs couleurs

Dans les arbres et près des fleurs
J’adore le chant de l’oiseau
Même s’il est un peu persifleur
Rappelant que l’homme est vraiment zozo !

Léna, Léa, Nancy, Dominique

 

 

 

Poèmes « cadavre exquis »

 

Poèmes écrits pendant le confinement : un élève invente une strophe (le sujet est libre), un autre continue le poème, on fait suivre, etc. Merci à Dominique MONTALIEU, poète, d’avoir participé.

 

 

 

Le jardinier
Plante fleurs et légumes
Moi ce que je préfère c’est le carottier

Je suis jardinier
Et j’ai un beau jardin.
J’y plante des légumes et fleurs
Avec mon copain

Raphaël tu nous parles de carottier
Là j’ai un trou: nous parles-tu de cet outil
Qui permet sur les chantiers
D’obtenir des échantillons utiles ?

Ou bien de l’escroc
Qu’on qualifie du même nom ?
Pardon maître pour cet accroc :
« Plus de trois strophes nom de non ! »

Mais c’est ce qu’il me faut
– Mince faut que j’accélère –
Pour dire à moins que ce soit faux
Que tu pensais Raphaël – avec un seul r – …

… À un producteur de carottes.

Raphaël, Tomàs, Dominique

 

 

 

 

Pâtissier

Plus qu’un métier,
Une passion
Et même une vocation

Je suis pâtissier
Je cuisine de quoi manger
Du sucré ou du salé
Car j’aime bien manger

Chaque matin
Sur ma tête un chapeau
Au tour du cou un tablier
Mains au travail, faire un dessert

J’aime décorer des gâteaux
Avec beaucoup de couleurs
Et des desserts délicieux.

Je mets dans le four
Avec douceur
Bien au fond, calmement,
La pâte gonfle, elle se réchauffe

J’attends impatient
De déguster sans attendre

Et voici le moment
De la retirer du four …
Mais la pâte a brûlé !
Que vais-je manger ?

Ben mon chapeau
Et bonne pâte
Je rends mon tablier 

Tomàs, Dominique

 

 

   

 

Le covid est puissant,
Le confinement est ennuyant
Bye bye les copains
Et bonjour les câlins !

Le méchant virus est passé
Il nous a confinés
Mais le moral il faut garder
Rire, jouer, rêver !

Les médecins sont débordés 
Cela ne peut pas durer
Il faut les aider
Le covid doit cesser !

Afin de me réconforter
Et reprendre la vie du bon pied
J’aimerais aller à la plage
Regarder le coucher de soleil, à mon âge

J’ai envie de changer d’air
De partir avec mon père et ma mère
Dans un pays lointain
Avec tous mes copains

Alors dès que les médecins
Seront enfin au repos
Qu’on aura trouvé le vaccin
On ira au moins à Aire et Pau !

Maé, Thierry, Élise, Anaé, Léna, Dominique

 

 

Chant des partisans

 

Cette année, nous ne pourrons pas participer à la cérémonie commémorative de l’Armistice du 8 mai 1945.

Nous vous présentons ici le Chant de Partisans, une interprétation et son histoire.

 

 

Le Chant des Partisans

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite…

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

 

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

 

Superbe interprétation par Philippe Brocard pour le défilé du 14 juillet 2006 à Paris :

A Londres, pendant l’occupation allemande, où se retrouvent de nombreux responsables de la Résistance, on cherche un indicatif musical pour l’émission « Honneur et Patrie » , diffusée par la BBC… Mais ces résistants ont un autre voeu, un impératif : créer un chant de la Résistance. « On ne gagne la guerre qu’avec des chansons … Il faut un chant qui ait l’air de venir des maquis », dit d’ASTIER de la VIGERIE (membre fondateur du Mouvement “Libération” dont il fut dès octobre 1940 le responsable pour la zone sud).
Or, Anna MARLY a mis à son tour de chant une complainte qu’elle interprète en langue russe au Petit Club Français : il y est question d’un « corbeau ». Ce chant se termine par ces mots : « Nous repousserons les forces du mal ; que le vent de la liberté ensable nos tombes ». L’accompagnement musical, audacieux, se résume à quelques pincements de cordes de guitare. Cet air-là, elle le chante aussi chez LOUBA, future Madame d’ASTIER. Joseph KESSEL déclare : « Voilà ce qu’il nous faut pour la France ». L’idée commence à mûrir.
Quelques jours plus tard, Joseph KESSEL, Anna MARLY, Maurice DRUON et d’autres se retrouvent au Club Français de Saint-James, dans la banlieue de Londres : les uns et les autres ont apporté leurs idées ; la conversation est animée . De temps en temps, François BARON ouvre la porte et questionne : « alors, elle est finie, cette Marseillaise ? ». Non, pas encore !
Le 30 mai 1943, dans un hôtel de la banlieue de Londres, le fruit est mûr : Germaine SABLON a mis en forme la partition sur un cahier d’écolier ; Joseph KESSEL tend un texte à Anna MARLY : « Il ne reste de l’original que l’idée, la coupe et les corbeaux. Mais le texte est beau, il s’emboîte dans ma musique ». « Les Partisans : chant de la Libération » est né. Il est enregistré le lendemain même au studio d’Ealing, puis s’envole vers sa destinée. Jusqu’au 2 mai 1944, ses premières notes seules ouvrent l’émission de la BBC. D’ASTIER rentre en France avec les paroles. Le texte, repris par des feuilles clandestines, parachuté par les aviateurs britanniques, transmis de bouche à oreille, devient « Le Chant des Partisans », hymne de la résistance. Il est vrai que ces corbeaux incarnent, pour chaque résistant, les uniformes allemands qui les pourchassent …

 

 

Écriture à plusieurs mains

 

Poèmes « ping-pong » écrits pendant le confinement : premier jet écrit à la maison, envoyé au maître ou à Dominique MONTALIEU, poète, retour, validation.

Merci Dominique pour tes retours !

 

 

Le pompier

Quand on est pompier
Il faut se protéger

Un pompier est toujours appelé
Quoi, c’est pour une araignée ?
Oui, elle est grosse, elle est au plafond
Mais pas de quoi s’affoler ou mettre la sirène à fond

Aller à droite, à gauche sans arrêt
C’est bien compliqué

Il doit rester éloigné des flammes
Et bien garder son calme
Il reste droit, son tuyau est son oriflamme
Il n’est pas là pour faire de la réclame

Il est bien musclé et bien formé
Pour grimper les escaliers

Avec son courage et sa lance
Il éteint les braises qui dansent
Danser sous pluie
C’est ce qu’il préfère lui

C’est un métier de courageux
On ne peut pas dire que c’est un jeu

On voit la lance du pompier
Quel que soit le terrain
Mais aussi sa danse si vous épiez :
« I’m singing in the rain… »

Mathieu, à 6 mains

 

 

 

 

 

Le routier

Pour s’éloigner ainsi de sa famille
Il faut aimer rouler !
Sur les routes on voit Camille
Dans son camion débouler.

Pour faire manger les humains
Toujours loin des siens
Camille le routier livre les magasins :
Avec lui, son dalmatien !

Un client lui dit :
« Vous roulez de nuit
Et même le midi
Est-ce que cela vous ennuie ?

Dans votre camion doré
Pour livrer des produits frais
Les kilomètres vous dévorez
Jamais ça ne vous effraie ? »

« Non, car après les livraisons
Avec mon chien Je me repose
Car quelle que soit la saison
Faut toujours faire des pauses!

Mais je dois vous laisser
Remettre mes espadrilles
Pour ne pas me blesser
En rejoignant l’escadrille …

… Formée par mes copains
Les autres routiers ! 
Alors prenez tout mon pain
Je vous le donne volontiers … »

Analusia, à 4 mains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pompiers

Dans la caserne
On entend la sirène

Pin pon ! Pin pon !
Il est tout rouge le camion !

Vite vite ils sont pressés
Car le feu a commencé !

Pin pon ! Pin pon !
Laissez-passer, attention !

Les pompiers sont arrivés
Le feu va tout brûler

Pin pon ! Pin pon !
Les soldats du feu sont en action !

Ils ont évacué les gens
On peut dire juste à temps

Pin pon ! Pin pon !
La grande échelle a du bon !

Les pompiers rentrent enfin
Une journée qui se finit bien

Csabi, à 4 mains

 

 

 

 

 

 

 

 

Le glacier

Je suis glacier 
J’aime les glaces
J’aime patiner sur la glace 
Les offrir à mes amis, mes coéquipiers  

Je suis glacier
Je laisse la place …
Les matinées sur la glace
Je les offre à mes amis, ceux qui ont encore pied …

Je suis glacier
Et ceux qui ont besoin d’être soignés
Seront réconfortés
Par les glaces que je leur offrirai

Quant à ceux qui ne sont pas confinés
Nous devons les honorer
Grâce à eux nous serons délivrés
Comme la fameuse reine de Disney

Anaé, à 6 mains

 

 

 

 

 

 

 

Le pompier

Je suis un pompier volontaire
Je me retrouve souvent par terre

Devant un feu violent
Je me sens peu puissant

Quand la sirène se met à sonner
Nous sommes tous passionnés

Quand nous sommes dans la caserne
Nous faisons du tri dans la réserve

Maintenant qu’il y a le coronavirus
Il n’y a personne dans la rue

Voilà ma vie fantastique
Mais je continue de veiller

Car ma Maxime est :
« Pompier bon œil ! »

Maxime, à 4 mains

 

 

 

Pour les aînés …

Nous pensons particulièrement à nos aînés et cette période si particulière …
Deux poèmes de Léa, merci !

 

Poème pour un papi

Un tout petit poème
Pour un papi qu’on aime
Des gros bisous gentils
Pour un papi chéri
Et des jolis sourires
Pour lui faire plaisir.
Bon courage nous nous verrons vite

Les enfants de Cépet

 

Poème pour une petite mamie

Les enfants l’aiment fort
Car une mamie est un trésor
Quand elle fait des bisous
On est content comme tout
Quand elle nous fait des câlins
On se sent très très bien
Son sourire est si doux
Qu’il illumine tout
Et son cœur est si grand
Que l’on peut si perdre dedans.
Bon courage on pense à vous

Les enfants de Cépet