Rentrée du 2 novembre

 

 

 

Nous attendions d’avoir des informations claires et vérifiées sur le sujet : un message sera envoyé à toutes les familles d’ici la fin de journée pour le retour en classe lundi.

L’accueil se fera en classe aux horaires habituels, une minute de silence se tiendra en Élémentaire en hommage à notre collègue Samuel Paty (un travail sera mené en classe de façon adaptée le matin), le port du masque est obligatoire dès le CP.
Une attestation pour les parents est fournie.

Le bien-être des enfants et leur santé doivent être préservés au mieux en cette période compliquée …

Le respect et l’application des gestes barrières ne doivent pas se cantonner à l’espace scolaire si nous voulons garder notre école ouverte et endiguer la propagation de la pandémie.

Poèmes ping-pong

 

Poèmes écrits à quatre mains (premier jet par l’élève, le maître complète, l’élève termine) après lecture en classe et étude des poèmes de Dominique MONTALIEU sur les métiers

 

 

Le photographe

Prendre une photo
Avec des ombres et des couleurs
Rien n’est plus beau
Des souvenirs et du bonheur

Baptêmes, mariage, photo de classe
Pas de précipitation
Chacun dans la bonne position
C’est vraiment la classe

Le photographe aime aussi se promener
Pour capter de la nature la beauté
De magnifiques clichés
Pour à jamais s’en rappeler

Sofia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le gamer professionnel

Le gamer joue à un jeu vidéo
Il gagne sa partie
Il boit de l’eau
Assis sur son tapis

Il est accro
Il y passe la nuit
Il crée un logo
Qu’il colle sur sa moto

Il en est fier
Il part le montrer à son frère
Quand la partie est finie
Il se couche
Que ce soit le jour ou la nuit
Dans son grand lit

Heureusement avec le combat
Chacun son style
Il faut battre le chrono
Pour réussir son niveau

À tout il peut jouer
Fortnite, Epic games dans la foulée
Il peut lancer
Un nouveau roulé-boulé

Tiago

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le coiffeur

Le coiffeur veut faire une coupe au carré
Mais ce matin il n’est pas attentif
Une main les ciseaux, l’autre le peigne
En voulant couper quelques tifs
Il s’est coupé, il a la haine
Il a beaucoup saigné

Il est devenu méchant
Et a fait fuir ses clients
Une cliente qui l’appréciait a ramené des fleurs
Elle voulait faire plaisir au coiffeur
Et pour le calmer elle lui a même offert un chant
Ça a marché, le coiffeur a retrouvé de l’ardeur

Le coiffeur veut faire des nouvelles coupes
Alors il décide d’acheter une nouvelle brosse
Les gens auront un joli look
Mais il n’a pas réussi, la coiffure est atroce

Il décide de tout arrêter
Il se met à crier
Il est désespéré
Il ne sait plus coiffer

Élise

 

 

 

 

 

 

La chanteuse

La chanteuse a trouvé sa voie
À chacun de ses tours de chant
Que ce soit en ville ou dans les champs
Alors le public fait : « Wouah ! »

Quel succès sur Scène
Et surtout quelle voix !
Elle a chanté les bords de Seine
Le public a repris en chœur à pleine voix

Mais ce soir, elle n’a plus de voix
Car elle a trop crié après ses oies
Elle veut chanter un dernier morceau
Mais aucun son ne sort du micro

Quel grand malheur pour son concert
Elle se rattrapera au prochain
En attendant arrive l’hiver
Elle pense à un nouveau refrain

Alice L

 

 

 

 

 

Le footballeur professionnel

Le footballeur court, dribble et frappe
Le ballon part en pleine lucarne
Le but est marqué
Le joueur est ovationné

Mais pour en arriver là
Il faut de l’entraînement
Qu’il fasse chaud ou froid
Le footballeur met son survêtement

Il commence d’abord par l’échauffer
Avec ses coéquipiers
Et quand ils ont bien joué
Ils prennent un bon goûter bien mérité

Et c’est comme ça qu’ils ont gagné
Grâce à l’esprit d’équipe
Ils ont bien communiqué

Paul

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pongiste

J’ai joué au ping-pong
Avec Monsieur yang
J’ai pas aimé de suite
La table était trop petite

Peu à peu j’ai adoré
Ce sport si différent
J’ai commencé à gagner 
Devenant plus endurant

Compétition après compétition
J’ai ramené des coupes à la maison
On m’a ensuite proposé un contrat
J’ai même joué dans une pub pour les fraises Tagada

Arrivé au mondial
J’ai affronté les tous premiers
J’ai chanté l’hymne national
Après avoir tout gagné

Victoire après victoire
Je ne me suis plus arrêté
Et à l’heure de gloire
J’ai pu finir retraité

Lana

 

 

 

CM1

 

Poèmes ping-pong

 

 

Poèmes écrits à quatre mains (premier jet par l’élève, le maître complète, l’élève termine) après lecture en classe et étude des poèmes de Dominique MONTALIEU sur les métiers

 

 

 

La cavalière 

La cavalière traverse la rivière
En plein air, elle se promène 
Au milieu d’une forêt primaire
Et rencontre une petite indienne

Elle s’appelle Cheyenne
Elle porte des bijoux argentés
Elle monte un cheval au bel ADN
Ensemble, elles traversent la forêt

La cavalière pousse son cheval au galop
Un bel alezan brûlé
Cheval et cavalière forment un beau duo
Cheyenne et son appaloosa ne s’en laissent pas compter

À travers les grandes plaines sauvages
Une course entre les deux nouvelles amies s’engage
Après un galop endiablé
Place au repos bien mérité

Au bord de la rivière
Chevaux et cavalières
S’arrêtent et soufflent un peu
Afin de pouvoir mieux reprendre le jeu

Émilie 

 

 

 

 

 

 

 

L’artiste

L’artiste
N’est jamais triste
Lorsqu’il entre en scène
Il ne ressent jamais de peine

Il peut jouer tous les rôles
Il en a toute une liste
Du plus triste au plus drôle
C’est un artiste !

Il joue la comédie
Devant un grand public
Et tout le monde trouve ça comique
Le public applaudit

Il est heureux
De voir tout ces sourires
Le voilà qui respire
Car il est anxieux

Mais dès la première tirade
Il sent qu’il tient le rôle
Le public apprécie
Et à la fin applaudit

Manon

 

 

 

 

 

 

Les pompiers

Les pompiers éteignent le feu
Ils ont de la poudre dans les cheveux

Ils ne reculent devant aucune situation
Pour eux, sauver, c’est leur passion

Secours, accidents, incendies
À chaque instant, ils risquent leur vie

Courageux et besogneux
Ils s’entraînent de leur mieux

N’importe quand, n’importe où
Les pompiers veillent sur nous

Joue et nuit, toute l’année
Ils se vouent à leur métier

Chahine

 

 

 

 

 

 

La couturière

Elle enfile son bracelet porte-aiguille
Elle allume sa machine très jolie
Elle découpe un morceau de tissu
Et l’assemble avec celui du dessus 

La couturière est une artiste
Elle donne vie aux tissus                       
Les transforme, les assemble
Pour faire un beau pardessus

Des imprimés, de belles couleurs
Voici une belle robe à fleurs
Pour danser les soirs d’été
Supporter les chaleurs

Elle enfile un fil de coton
Et choisi un beau bouton
Elle coud un petit mouton
Sur ce futur pantalon 

Ninon

 

 

 

 

 

 

 

Le mécano

Le mécano travaille dans un grand atelier
Rempli d’outils : tournevis, clés, pinces, marteaux
Sa spécialité : les moteurs d’avions
Et s’il n’arrive pas à trouver la panne
Il n’arrête pas, peut devenir marteau
Pour lui, c’est une véritable passion

Depuis tout petit les avions
N’ont pas de secret pour lui
Il en a étudié toutes les parties
Et a choisi les moteurs, une passion
Le mécano, c’est mon super papi
Son atelier est entièrement rempli
D’avions qu’il a construits

Mon papi, c’est le meilleur
Il fabrique aussi des planeurs
Pour notre plus grand bonheur

Mathias

 

 

 

 

 

 

Le mannequin

Bien habillée, bien maquillée
Les yeux d’un bleu pailleté
Le fond de teint parfait
Le mannequin commence le défilé
Vêtue d’une superbe robe irisée
Au cou, un superbe collier
De diamants montés par un grand joaillier
Des hauts talons bien dessinés
Tout est parfait
Les spectateurs sont comblés
La deuxième robe est bien taillée
Avec des imprimés de toute beauté
Ça y est, elle a eu le trophée
Le défilé est terminé
Les spectateurs sont satisfaits

Maya

 

CM1

Poèmes ping-pong

 

Poèmes écrits à quatre mains (premier jet par l’élève, le maître complète, l’élève termine) après lecture en classe et étude des poèmes de Dominique MONTALIEU sur les métiers.

 

 

 

La styliste

Elle est stylée la styliste
Il vaut mieux, c’est son métier
En écoutant tous les jours sa play-liste
Elle imagine et crée
Elle relève et note ses idées
Dans un carnet tout griffonné
De ses idées sort la beauté

Vestes, chaussures, jupes, pantalons
Rien ne manque à la liste
La styliste a tous ses cahiers remplis de tissus
Elle veut aller en acheter
Mais tout est fermé
À l’approche d’Halloween, sa créativité n’est pas perdue
Mais décuplée pour confectionner une robe pleine d’araignées

Swann

 

 

 

 

 

 

Le maître d’école

Le maître décide de s’asseoir
Il répète les consignes de travail
Les élèves font fonctionner la bouilloire
Ils sont heureux de leurs retrouvailles

Le maître distribue une interrogation
Les élèves ne comprennent pas la première question
Il rappelle la distanciation
Ils font preuve de rébellion

Alors le maître se fâche
Il crie, gronde, s’époumone
Ce n’est pas aujourd’hui que la classe fera relâche
Le temps tourne pour l’interro, en avant Simone !

C’est l’heure de la récréation
Ils en profitent pour se défouler
Le maître ne relâche pas son attention
Fini l’excitation, pour ces écoliers

Le maître reprend à zéro
Ils sortent cahiers et crayons
Il est l’heure de l’interro
Seul se fait entendre le bruit d’un taille crayon

Rayhana

(Note du maître de la classe : toute ressemblance avec des personnages réels serait fortuite …)

 

 

 

 

 

 

La maquilleuse

Un maquillage, c’est dur à faire
Mais j’ai tout ce qu’il faut dans mes affaires
Pour maquiller de beaux yeux verts

Des yeux de biche ?

Sur un tournage
J’ai fait sur une actrice un beau maquillage
Un beau ramage

Quel artifice, feu d’artifice ?

On peut aussi bien s’amuser
Et maquiller pour rigoler
Un peu de rouge sur le nez

Sourire de clown, triste ou gai ?

J’ai toujours aimé maquille
Et ça m’a toujours amusé
J’aime beaucoup ce métier

Carlène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’hôtesse de l’air

Une hôtesse de l’air a pris l’air
Direction le soleil de La Réunion
Mais les voyageurs font trop de bruit
Ils ne manquent pas d’air
Mais il faut rester calme dans l’avion
En plus c’est la nuit
Douze heures de vol, faites dodo
Restez assis, prenez vos aises
Le vol est long
Demain vous verrez le Piton de la Fournaise
Sur cette île tout est beau
L’hôtesse de l’air ne trouve jamais le temps long
Dans l’avion, les enfants veulent un petit cadeau
L’hôtesse leur donne des bonbons
Les passagers veulent de l’eau
Enfin, on arrive à La Réunion

Nora

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pompiers

Les pompiers éteignent les feux
Et aussi ils sauvent des vies 
C’est plus facile quand il pleut
Mais ça mouille leurs habits 

Les pompiers ont un beau camion
Qui fait rêver tous les garçons
Mais pour pourvoir y monter
Il faut être courageux et bien musclé

Les pompiers montent à l’échelle 
S’ils ont peur de tomber 
Ils se tiennent par leurs bretelles 
Pour ne pas se casser le nez

Il y a des accidents 
Des gens blessés et du sang
Les pompiers viennent les aider 
Mon papa c’est son métier 

Mélyne

 

 

 

 

 

 

La vétérinaire 

La vétérinaire
Adore prendre l’air
Et elle a pour compagnie
Un chien très joli
Avec lequel souvent elle rit

Qui aime bien
Jouer, sauter ?
José le lévrier
Il adore sa balle   
Pourtant qu’elle est sale !

Ses animaux préférés 
Sont les lapins 
Qui mangent du foin
Et aiment sauter

Elle soigne des bêtes
Mais pas les insectes
Parce qu’ils sont trop petits
Pour ses outils

Alice J

 

 

 

CM1

 

Ultimate

Le frisbee

C’est un américain, Walter Morrisson, qui en observant les étudiants de son université jouer à se lancer des moules à tartes du traiteur local, la Frisbie Pie Company, eut l’idée de construire un disque volant à l’aide d’un matériau nouveau : le plastique.
C’était juste après la seconde guerre mondiale et on commençait à parler des OVNI. Le frisbee, ressemblant à une soucoupe volante, connut un grand succès.
L’ultimate
C’est un sport collectif qui se joue avec deux équipes de sept, sans arbitre.
Au début du jeu et après chaque point marqué les équipes se tiennent sur leur ligne de but.
L’équipe qui a marqué le dernier point lance le disque. L’autre équipe prend possession du disque là où il atterrit et devient alors l’équipe attaquante.

Un point est marqué quand l’équipe offensive attrape le disque dans la zone d’en-but de l’équipe adverse.
Un disque est en jeu quand il est attrapé dans le terrain. Les lignes de touche et de fond sont hors limites. Pour marquer un point, un joueur attaquant doit donc attraper le disque dans la zone d’en-but, sans toucher une des lignes.
Un joueur en possession du disque peut le jouer dans n’importe quelle direction. Il doit le faire dans les dix secondes; un défenseur se tient devant lui et compte jusqu’à dix.
Le joueur en possession du disque ne doit pas marcher, mais peut établir un pied pivot.
L’équipe qui défend prend possession du disque quand le lancer d’un joueur de l’attaque est intercepté. Par exemple le disque a touché le sol, est intercepté ou attrapé en dehors du terrain.
L’équipe qui défendait devient maintenant l’équipe attaquante.
L’ultimate est un sport sans contact : les contacts physiques ne sont pas autorisés.
Quand une faute est constatée un des joueurs dit « FAUTE ». Tous les joueurs s’arrêtent immédiatement et le jeu est stoppé. Le but est de reprendre le jeu comme si la faute n’avait pas eu lieu.
Quand les joueurs ne peuvent se mettre d’accord le disque retourne au dernier lanceur et le jeu reprend de là.
Le fair-play est un aspect important de tous les sports de disque. Les joueurs sont eux-mêmes responsables du bon déroulement du jeu.

 

Ultimate en CM1

 

Poésie avec Dominique MONTALIEU

Quelques poèmes de Dominique MONTALIEU, poète de notre région qui est déjà venu à l’école partager sa sa passion pour le mot et la rime. Nous lançons ce mois-ci avec lui en CM1 un travail d’écriture « ping-pong » sur les métiers …

L’arboriculteur et l’apiculteur

L’arboriculteur subit une greffe du cœur.
Un jour qu’il travaillait, il tomba dans les pommes.
Personne ne put le ranimer, pas même sa sœur.
En terre ses amis le portèrent comme un seul homme.

Le temps passait et curieusement toujours ses arbres refleurissaient,
Donnant au fil des saisons des fruits de plus en plus savoureux.
Ses amis s’interrogèrent, se concertèrent, intrigués.
À force d’investigations, ils s’aperçurent, stupéfaits mais heureux,
Que l’arboriculteur, chaque jour continuait d’enter son verger !

Son meilleur ami, l’apiculteur, tout à sa joie,
Pourtant dépressif, n’attrapa plus jamais le bourdon,
Tant et si bien qu’il devint pour tous l’happy-culteur !

 

L’horloger

Il titillait les rouages
Des montres et pendules
La tête dans les nuages
Et pas la moindre ridule.

Il avait eu son heure
Jusqu’à celle de gloire
Après avoir été sonneur
Il quitta l’Eure et Loir.

Il était attiré par le Léman
Y conjura ses démons
Et bien dans son élément
Il réalisa des merveilles.

Direction Franche Comté
Qu’il avait trouvé « mimi »
Je me suis laissé raconter
Qu’il oeuvra même chez Maty.

Il se dit qu’il y fit fortune
Mais nulle trace dans son logis
Qu’avait il fait de ses tunes ?
On fit appel à la topologie…

Comm’ d’hab…
L’or logeait en Suisse !

 

Le fromager Albert

Le fromager n’a pas ouvert
Boutique ce matin : käse ?
Bizarre, hier le trouvère
L’avait vu au tiroir-caisse.

Sur l’étal, les camemberts
Coulent des jours heureux
L’édam pleure déjà Albert :
La folle en était amoureux.

Le munster sacrément détonant
Joue à faire tourner les chèvres
En bourrique : pas très étonnant
P’tit monstre, pov’ Deux-Sèvres !

Inquiets, ceux de la Bresse,
Les bleus en ont pris un coup ;
Le vieux Lille saisit la presse
Se serait-il caché dans un trou ?

Même si ça mange pas de pain
On cherche à Gruyères : en vain
Il est vrai que c’est un bourg sain.
Où peut-il être ? Il faut être devin.

Tapis collé dans son coin le brie
Qui souvent ne dit meaux consent
Tout à coup osera émettre un bruit
Il raconte en un mot comme en cent :

Las de se cailler, Albert ce matin a dit
À son apprenti beur : « enfile ton boa,
Ali, go pour l’Aveyron ! ». Aussitôt dit,
Le fromager déménagera à la cloche de bois.

 

 

 

Chocolat, le meunier

Le meunier est chocolat !
Jusqu’à ces derniers mois
Tout allait bien pour Colas
S’faisait du blé sans émoi.

Hélas le vent a tourné
L’aile ne fait plus l’article
Et le meunier tristounet
N’en croit pas ses bésicles.

Ni devant ni derrière
Plus la moindre farine
Le vent a tourné carrière
Engagé dans la marine.

Et le meunier qui débraie
Se retrouve en caleçon
Et puis son âne qui brait :
Du bruit mais plus de son…

 

 

 

La mercière

Elle possédait boutons
Pour chemises à fleurs
Et si nous en doutons
Allons voir à Honfleur.

Elle y était mercière
Depuis son jeune âge
Juste après le tertiaire
Elle se mit à la nage.

Car elle aimait plonger
Elle avait d’la bouteille
Les week-ends prolongés
Elle avait pas son pareil.

Elle s’enrichit dans l’année
Même si nous en doutons
Faut dire que son apnée
Lui donnait des boutons

 

 

 

 

 

La tournée du facteur

Le facteur va à vau- l’eau
Depuis
Qu’on lui a piqué son véloPosé contre la margelle du puits.

Il peut aller se brosser
C’est vrai
Il a été bien rossé
Par une bande de givrés.

Le facteur sonne toujours
Deux fois
Ce ne sera pas le cas ce jour

Le facteur a été sonné
Deux fois
C’était une sacrée tournée !

 

 

 

 

Le vannier et l’oiseleur

Le vannier, qui œuvre avec aisance à son heure,
Est, dans son métier, bien au dessus du panier.
Mais le vannier est aussi un brin vanneur ;
Souvent, il ose un brin, avec son osier,
Rire à plein gosier de son voisin oiseleur.

Cela tourne souvent à la prise de bec, ce qui lui sied,
Jusqu’à ce qu’il passe un sale quart d’heure,
Quand l’oiseleur lui vole dans les plumes, le niais !
Le vannier a-t-il mal ? « Non ! » va nier le vanneur
Qui va tourner en cage, meurtri jusqu’aux pieds !

Et qu’il ne se plaigne pas : il a évité dans l’oisellerie,
La main dans le sac – voire au panier – de l’oiseleur
Car celui-ci, fort heureusement, ne s’adonne à la  grivèlerie.

 

 

 

 

 

Le boucher du Pont Neuf

On peut deviner que
Derrière son œil de bœuf
Le boucher, foi d’évêque
A les nerfs, près du Pont Neuf.

Les nerfs à vif même
Car la veille sur son étal
Il a bêtement ibidem
D’un coup très brutal

De son hachoir acéré
Fendu sa main
Qu’il tient depuis serrée.

Au train où il travaillait
Il avait oublié qu’un steak
En cachait un autre : balayé !

 

 

 

 

 

Les rosiers du carrossier

Le carrossier à temps perdu
Se piquait d’élever ses rosiers
Il en était tant et tant éperdu
Qu’il vivotait sur l’île de Gosier

Avant de voir son compte grapillé
Craignant que son banquier le rossât
Il tenta de se sortir une épine du pied
En se séparant de sa rose Testa Rossa

Sa fortune se faisait ainsi la belle
Notre homme restant de marbre
L’atelier se mit à battre de l’aile

Toutefois il put éviter la nécrose
Le nez creux il obtint de conserver :
Une De Dion-Bouton deux roses…

 

 

 

 

Le mineur de fond

Le mineur est au fond
Un brave homme
Dans la nuit il se fond
En regagnant son home.

Il a peiné toute sa vie
Au fond de la mine
Gueule noire il a sévi
Ce jour il fait grise mine.

Le puits a fermé ce soir
Il touche le fond
Pour lui c’est pas accessoire
Il ne descendra plus au fond.

À pas lents il rejoint son coron
En compagnie des amis du coran
Cela ne tourne pas rond
Il fond en larmes et s’enfuit en courant.

Au fond il était aveugle
Gueule noire cannes blanches
Retentit à ses oreilles le porion qui meugle
Les mains sur les hanches.

Le mineur et son ami Raymond
Sont pour toujours sur le carreau
Pourvu que leurs poumons
Se tiennent longtemps à carreau.

Pour le mineur plus rien d’autre
De majeur
Ses enfants ainsi que ceux des autres
Ont grandi et ne seront pas mineurs.

Toute sa vie au charbon
À la merci du grisou
Enfants dites merci et soyez bons
Sur sa gueule noire posez un bisou.

Dominique MONTALIEU