Fables

 

Le lion et le suricate

Aujourd’hui c’est une grande fête
Le lion va devenir le roi
Avec sa couronne sur la tête
Il fait le beau il fait la loi

Tous les animaux viennent le voir
Les éléphants, les gazelles et les guépards
Même le petit suricate
Qui se dresse sur ses pattes

Quand le lion voit les gazelles il saute de joie
Il donne sa couronne au suricate
Pour les chasser il court à toutes pattes
Le suricate en profite pour prendre et prend la place du roi

Quand le lion rentre de sa chasse
Le suricate qui le remplace lui dit « Qui va à la chasse perd sa place ! »
Le lion ne peut rien faire :
Il avait oublié que si sa couronne il enlevait
Tous ses pouvoirs il perdait

Mélyne

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lion et le mouton

Par un beau matin d’été
Un lion et un mouton s’amusaient
Le lion dit au mouton :
« Regarde l’île là-bas
On va y aller sans ponton ! »
Mais le mouton ne veut pas
« Bon tant pis j’y vais tout seul alors
Mais tu sais il y a beaucoup d’or. »
Le lion y alla à la nage
Quand il revint sur la plage
Il proposa au mouton
De lui donner un médaillon
Si le mouton acceptait
D’aller nager
« Qui ne risque rien n’a rien ! »
Le mouton le savait très bien
Mais il refusa de traverser
Il repartit très en colère
Contre ce grand mammifère

Ninon 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le perroquet et le renard

Le perroquet habitué à la chaleur
Se retrouva fort éprouvé
Quand de l’hiver ce fut l’heure
Le perroquet sur sa branche grelottait
Un renard arriva
« Je vois que tu as bien froid
Viens t’abriter chez moi ! »
Le perroquet méfiant d’abord refusa
Mais il avait tellement froid qu’il accepta
Le perroquet craignait que le renard ne le dévore
Mais le renard était très gentil
Et lui offrit tout le confort possible
Jusqu’à ce que le printemps arrive

L’habit ne fait pas le moine

Sofia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans une ferme des animaux vivaient
Il y en avait de toutes sortes
Une centaine ils étaient
Le plus des vieux des cochons était roi
Et avait tous les droits
Son passe-temps favori et de mépriser ses sujets
Les autres animaux qui le vénéraient autrefois
Car depuis peu leur roi s’amusait à voler
La ferme d’à côté
Pour pouvoir manger
Mais le roi étant égoïste gardait tout pour lui
Et ne partage point

Le taureau de la ferme d’à côté
Surprit un soir le roi
Il voulut le batailler
Le cochon se retrouvera seul contre tous
Et ce sont les autres qui l’ont méprisé
Après qu’il ait perdu le duel

Le cochon aurait dû montrer l’exemple
Et respecter ses sujets
Ils l’auraient peut-être aidé
Quand le taureau l’a menacé

Tiago

 

 

 

 

 

Le chat et la souris

La souris est bien embêtée
Le chat veut toujours l’attraper
Pas un moment de tranquillité
IL faut toujours le surveiller.

Mais un petit animal a la capacité
De se défendre s’il se montre rusé
La ruse de la souris est de s’allier
À un plus gros animal pour l’effrayer

La souris va voir le chat
Et lui dit : « Mon bon cher chat
Vous voulez faire de moi un bon repas
Il serait fort dommage de me manger sans tralala »
Suivez-moi
Dans cette maison en bois. »
Le chat se voit
Rempli de joie.

Le chat fier et la souris se présentèrent
À la niche en absence de son propriétaire
Au moment de la mettre à terre
Le chat fut surpris par l’entrée d’un Setter

Le chat effrayé ne reviendra plus jamais
La souris est enfin débarrassée

Il ne faut jamais mal considérer
Les plus petits souvent très rusés

Nora

Défis en maternelle, relevés !

La semaine dernière, les élèves de Petite et Moyenne Section de Madame LÉVÊQUE ont eu à relever des défis :

– Mardi 6 avril : réaliser la tour la plus haute.

https://ahp.li/b4fb5504cbaeb90a955d.mp4

(Cliquez sur le lien pour voir leur travail)

– Jeudi 8 avril : réaliser une production artistique avec une seule couleur.

https://ahp.li/b1d0725e02072fb3ed1a.mp4

(Cliquer sur le lien pour voir leur travail)

– Vendredi 9 avril : faire un bonhomme avec des éléments naturels.

https://ahp.li/f5f1ae1f18c32cc1d3f5.mp4

(Cliquez sur le lien pour voir leur travail)

Bravo les enfants !

 

Fables

 

Le lion et le lapin

Un matin
Le lion partit chasser
« J’ai envie de lapin,
Je vais vers les terriers … »
Il en voit un très loin
C’est un lapin 
Qui pleurait dans son coin

Le lion a pitié
Et décide de ne pas le manger
Il lui dit « Je veux juste jouer »
Le lapin est étonné
Mais le lion n’a pas menti
Et ils sont devenus amis

Il ne faut pas se fier aux apparences.

Élise

 

 

 

 

 

                                             

Le lapin et le tatou

Le tatou fatigué de creuser son trou,
Décida d’aller faire un tour.
Il vit dans une prairie
Un terrier joliment décoré.
Il décida de le garder pour lui.
Mais ce terrier avait déjà un propriétaire,
Un gentil lapin.

Le tatou sournois,
Décida de faire de ce terrier sa nouvelle maison.
Inventa qu’il était poursuivi par un renard
Et qu’il avait besoin d’un endroit pour se cacher.
Le lapin voulut l’aider,
L’invita chez lui pour se cacher.
Le tatou profita
Alors et le jeta dehors,
Ferma la porte.

Mais ce que le tatou ne savait pas
C’est que Lapin et Renard étaient amis
Depuis tout petit.
Lapin expliqua à Renard le méfait
Et lui proposa du tatou pour dîner…
Le renard n’eut aucun mal à entrer
Et fit du tatou son dîner.

Quand on veut quelque chose,
Il ne faut pas mentir
Pour l’obtenir,
Il faut travailler.

Lana

 

 

 

 

 

 

 

Le chat et le lézard

L’hiver terminé
Le lézard voulut profiter
Des premiers rayons de soleil
Il alla sur un rocher
Pour bronzer
Mais le chat guettait
Le lézard
Un peu plus tard
Quand il eut bien bronzé
Voulut rentrer.
Mais il oublia la prudence
Et le chat tenta sa chance
Il sauta sur le lézard
Et le croqua sans hasard

Prudence est mère de sureté

Émilie

 

 

 

 

 

La souris et le chat

Une souris qui grignotait
Vit le chat très affamé
La souris pris peur et s’enfuit
Et sauta vite sur le lit

A son tour le chat bondit
Elle se cache dans l’oreiller
Et le chat est très énervé.
Il retourne l’oreiller
Mais ne peut l’attraper.

Sa maîtresse se met à crier
Et jette le chat dehors
La souris, tranquille, s’endort

Le plus petit est parfois le plus malin

Maya

 

 

 

 

 

 

Handicap ?

Suite à la lecture suivie de Wonder, du  film « de toutes de nos forces » passé en classe, du film « Wonder », nous avons reparlé du handicap ou de la notion de situation de handicap.

Nous avons d’abord cherché la définition donnée par les dictionnaires :
– Désavantage qui met une personne en état d’infériorité (exemple : la timidité) (Larousse junior).
– Déficience physique, sensorielle ou psychologique (exemple : handicap auditif) (Robert junior).
– Déficience physique ou mentale, congénitale ou acquise (Robert collège).

Nous avons ensuite mené une nouvelle discussion dont voici le résumé

Définition de l’O.M.S. (l’Organisation Mondiale de la Santé) : « Les handicaps sont un terme général qui qualifie des incapacités, une limitation des actes de la vie quotidienne et une participation restreinte à la vie sociale ».

Les incapacités peuvent être physiques (on peut avoir été amputé d’un bras), psychologiques (la personne peut avoir des dysfonctionnements au niveau du cerveau) ou sensorielles (la personne peut être sourde).

Différence entre « être handicapé » ou « avoir un handicap » et « être en situation de handicap » : la personne n’est pas tout le temps handicapée, elle peut faire des choses comme les personnes valides.
Avoir un handicap, on peut faire d’autres choses, être handicapé, on n’a que ça, on peut avoir tous les handicaps. Si on dit « être » handicapé, on enferme la personne dans ce handicap, on oublie tout ce qu’elle peut faire à côté.
En France, la loi aujourd’hui dit « en situation de handicap » : la personne est handicapée dans certaines situations mais elle peut aussi réussir comme tout le monde plein d’autres choses et donc être « normale ».
La société doit travailler à s’adapter aux personnes qui la composent, on est d’abord comme les autres, on est en situation de handicap par moments.
Le handicap amène à de nouveaux apprentissages, on va par exemple plus développer un sens. Nous aussi, nous pouvons nous sentir handicapés quand nous perdons nos repères.
Quand on va dans un pays étranger, on peut avoir des difficultés à communiquer, on peut être sujet au vertige en altitude, on peut avoir peur sur les manèges à sensations …
Le mot « handicap » englobe un tas de choses.

Extrait du début de WONDER, dont nous avons lu un extrait du livre et dont nous verrons le film en classe :
« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans. N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. Quand un enfant est normal, les gens ne le fixent pas partout où il va. Voici mon idée : la seule raison pour laquelle je ne suis pas ordinaire, c’est que les autres me voient comme ça. » August

August nous fait comprendre que c’est d’abord le regard des autres qui crée la différence. Si on le regardait normalement, il ne serait pas en situation de handicap.

Etymologie du mot handicap : « handicap » emprunté en 1827, vient de l’expression anglaise HAND IN CAP signifiant « Main dans le chapeau ». Lors de jeux d’échanges d’objets personnels pratiqués en Grande Bretagne, un arbitre, évaluant le prix des objets, était chargé de surveiller l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs. Celui qui recevait un objet de valeur supérieure devait donc mettre une certaine somme d’argent dans un chapeau pour rétablir l’équilibre. Le terme est aussi utilisé en sport, notamment en hippisme où on attribue un handicap au plus fort pour rendre la course plus équitable.

Le maître nous a parlé de Philippe Croizon, nageur de l’extrême qui a traversé la Manche et rallié les cinq continents.
A 26 ans, il a été électrocuté et a perdu les bras et les jambes.

Nous avons visionné visionné 4 petits films dans lesquels Philippe Croizon présente 4 sportifs de haut niveau : Théo Curin, nageur ; Sandrine Martinet, judokate médaillée d’or à Rio; Souad Yamani, joueuse de tennis-fauteuil et Timothée Adolphe, coureur.

http://www.dailymotion.com/video/x2vwgrj_vismonsport-amandine-et-celian-decouvrent-la-natation-avec-theo-curin_lifestyle

http://www.dailymotion.com/video/x2ss041_vismonsport-justine-et-alice-decouvrent-l-athletisme-avec-timothee-adolphe_sport

http://www.dailymotion.com/video/x2o5c07_vismonsport-damien-et-lea-decouvrent-le-tennis-fauteuil-avec-souad-yamani_sport

http://www.dailymotion.com/video/x2m92dn_vismonsport-marie-et-arthur-decouvrent-le-judo-avec-sandrine-aurieres-martinet_lifestyle

On a parlé aussi d’Ibrahim Hamato, pongiste égyptien qui joue en tenant sa raquette dans la bouche et sert en lançant la balle avec son pied, d’Abdellatif Baka, algérien malvoyant médaillé d’or sur 1500 m qui a couru plus vite que les athlètes valides quelques jours plus tôt aux J.O., de Marie-Amélie Le Fur, double médaillée d’or à Rio, de Fabien Lamirault, médaillé d’or en tennis de table, parlé des différentes disciplines, …

« L’aide de l’autre m’est vitale et j’aime à la considérer comme un échange, un moment de partage. Pour les hommes, c‘est peut-être un peu plus compliqué car nous avons un sacré problème : l’orgueil ! » Philippe Croizon
Philippe a besoin d’une aide valide par moments et dans son sport mais les personnes qui l’aident partagent avec lui ses réussites, sa force, ses émotions. Chacun apprend de l’autre.
C’est compliqué : accepter l’aide est compliqué, peut-être aider aussi, car l’être humain est orgueilleux, fier, il n’aime pas montrer qu’il peut être plus faible, il n’aime pas demander de l’aide ou montrer ses sentiments.

« Mon handicap est spectaculaire. Pour qu’il s’estompe, je dois briser la glace. En racontant des blagues, en faisant le bouffon, cela devient possible. Concentrer tous les regards sur mon sourire. Mais l’humour à tout prix n’a pas de sens… Je contrôle sans cesse, dissimule pour leur laisser penser que je suis fort. » Philippe Croizon
Le handicap de Philippe est spectaculaire : il n’a plus de jambes et de bras, ça se voit bien, les autres peuvent montrer de l’étonnement, certains avoir peur.
Grâce à l’humour, Philippe a pu aussi affronter cela. Mais il ne suffit pas toujours d’en rire.

« Les personnes avec un handicap corporel, mental ou psychique sont très souvent confrontées aux inégalités, à la discrimination, parfois même au mépris. » Philippe Croizon
Les inégalités concernent l’accès aux lieux publics (depuis 2005, la loi sur le handicap permet de lutter contre ces inégalités, aux commerces, etc. Il faut aménager des rampes inclinées, installer des portes plus grandes, etc. pour que les personnes en situation de handicap puissent accéder à tout comme les autres.
La discrimination est dans le regard, le comportement des autres.
Les personnes en situation de handicap ont les mêmes droits que les autres.

« En traversant la Manche à la nage, je voulais démontrer que le handicap n’est pas une fatalité. Avec du courage et de la volonté chacun peut, qu’il soit valide ou non, repousser ses limites et accomplir de grandes choses. »Philippe Croizon
Chacun peut réussir ou essayer avec de la volonté.

« Sortir, c’est toujours se confronter au regard de l’autre. »
« L’ennemi absolu, c’est la pitié. » Alexandre Jollien

« Le regard des autres peut nous construire mais il peut nous nuire, condamner, blesser. »  Alexandre Jollien

« Maître, que dois-je faire pour devenir sage ?
– Tu n’as qu’à traîner derrière toi un hareng. » Diogène

Nous avons parlé du philosophe suisse Alexandre Jollien. Quand il est né, il s’est étranglé avec son cordon ombilical et son cerveau n’a pas été oxygéné correctement, il en a des séquelles, il a des difficultés motrices, des difficultés à articuler …
Il raconte l’histoire de Diogène, philosophe grec de l’Antiquité (500 ans avant Jésus-Christ) qui pour répondre à un de ses élèves qui lui demande comment faire pour devenir Sage, lui dit de marcher en traînant derrière lui un hareng …
Alexandre a l’impression de traîner derrière lui un poisson, un poisson imaginaire qui représente son handicap et que tout le monde regarde. Et lui se pose des questions. Il essaie de se détacher de son handicap, de ses souffrances, de dépasser cela pour montrer aux autres qu’il est normal.
Nous avons un effort à faire ou une conduite à tenir : ne pas nous retourner quand on croise une personne en situation de handicap, nous comporter normalement.

On dit souvent « Pauvre garçon ! », « Pauvre petit ! » mais être en situation de handicap n’empêche pas de rire, d’être joyeux. Le handicap, c’est du malheur quand on te regarde mal.
Il ne faut non plus en faire trop, les personnes en situation de handicap peuvent avoir besoin d’aide, elles peuvent avoir besoin d’un certain encadrement, c’est le cas par exemple quand elles sont accueillies en Maison d’Accueil Spécialisée comme à l’Association Marie-Louise ou pour certaines personnes âgées des Serpolets avec qui correspondons.

On ne doit pas forcer l’aide à apporter quand on côtoie une personne en situation de handicap.

Dans Wonder, August dit « Tout le monde mérite une ovation au moins une fois dans sa vie, parce que nous triomphons du monde. »
Nous pouvons tous être heureux ou malheureux, ce n’est pas le handicap qui fait le malheur ou le bonheur. Ça dépend aussi de comment nous sommes les uns avec les autres …
Nous sommes là, nous avons tous les mêmes droits, nous avons tous droit à la reconnaissance … Il n’y ni normal et ni pas normal, nous sommes tous ordinaires …

Ninon vous présente aussi deux documents qu’elle a préparé sur Théo Curin :

Théo Curin Ninon

 

Les CM1