Haïkus

 

 

Les oiseaux chantent

La journée en automne

Dans le brouillard

Mehdi

 

 

 

 

 

 

Je vois quelqu’un gris

Perdu dans le brouillard gris

Un banc seul pour lui

 

Maël

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la rue le brouillard

Ne nous fait pas voir les feuilles

Qui tombent et qui tombent

 

Louka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous les gouttes bleues

Je vois les feuilles qui tombent

Dans le brouillard noir

 

Quentin

 

 

 

 

 

Le brouillard est là

Il y a des feuilles sèches

Je ne vois rien

Gabriela

 

 

 

 

 

 

 

Vélodingues …

Le vélo avion

Je vole comme un papillon
En voyant le pont d’Avignon
Les gens trouvent que je suis banal
Mais moi je dis non !

Je ne suis pas un porte- avion
Je ne vole pas au-dessus de Lyon
Mais qui suis-je ?
Je suis un vélo avion

Entre moteur et réaction
Avec des pédales et un guidon
Je n’ai pas de freins et de boulons
Je suis juste un vélo avec un blason

Maël

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vélo cuisine

Il cuisine beaucoup de choses
Il fait une salade et se balade
Pour trouver des cerisiers
Et chanter sous les bananiers

Il cuisine beaucoup de choses
Une soupe avec une loupe
Pour rajouter un peu de goût
Il met une pincée de boue

Le vélo cuisine
C’est pas n’importe qui

Kamélia

 

 

 

 

 

 

 

Le vélo bus   

Je descends dans la rue
J’attrape les enfants
Je fonce à l’école
Je rigole que c’est drôle

Rouler sur tous les chemins
Autoroutes, petites routes
Dans la choucroute
Je rigole, que c’est drôle

Le soir, il fait noir
J’allume mes phares
Dans le brouillard,
Je rigole, que c’est drôle

Le soir, il fait noir
J’allume mes phares
Dans le brouillard
Je rigole, que c’est drôle.

Chloé

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vélo gourmand

Je dévore tout sur mon passage
Pour faire le grand nettoyage
Sucettes, shamallows, réglisses, barbes à papa…
Rien ne m’échappera
Mais attention à mon dicton
Stop aux bonbons …
Car trop de sucreries
Donne vraiment trop de caries
Donc maintenant c’est fini !

Inès

 

 

Haïkus

Le brouillard est là

Dehors il pleut des gouttes d’eau

Les feuilles tombent sans cesse

Emma

 

 

 

 

 

Oui que c’est joli

Ces feuilles bien colorées

Qui sont dans la forêt

 

Hugo

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis perdu

Dans la forêt fantôme

Maintenant j’ai peur           

Sam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les feuilles jaunes

Tombent une par une mortes

Dans le brouillard blanc

                         

Gabin

 

Correspondante

Extraits de livre : Une corres’ pas possible

Auteur(s) : Patrick Vendamme

 

Les personnages : Pierre, sa famille, Kate, …

 

En résumé : Pierre attend avec impatience sa correspondante anglaise. Mais rien ne se passe comme prévu : la corres’ arrive soutenue par des béquilles et ne parlant pas un mot de français.
Une drôle d’anglaise qui va bousculer le train-train quotidien …

 

Surnoms …

 

Nous avons lu en classe le roman « La Classe Arc-en-Ciel ». À la façon de l’auteur dès les premières lignes du roman, chacun a décrit 5 camarades de la classe en leur donnant un surnom « gentil » et choisissant un surnom pour soi-même.

 

 

Dans ma classe il y a « Amaya la belle » parce qu’elle est belle.
Dans ma classe il y a « Gabrielle la liseuse » parce qu’elle adore lire tous les livres.
Dans ma classe il y a « Inès disco » elle danse à chaque fois qu’il y a de la musique.
Dans ma classe il y a « Quentin le footballeur », il adore le foot.
Dans ma classe il y a le « maître sportif », il adore le sport.
Et il y a moi « Chloé la sportive », j’adore tous les sports et surtout le judo.

 

 

 

 

Dans ma classe il y a Hugo l’astronaute parce qu’il aime l’espace, Maxou le doudou, Quentin le joueur de jeux vidéo, le maître champion de sport, Emma la spécialiste des mouchoirs et il y a moi, Lily la rugbywoman.

 

 

 

 

Dans ma classe il y a …
Quentin « rigolo » car il fait rire tout le monde.
Gabin « dormeur » car il veut toujours dormir.
Max « le commentateur » car il fait un peu pareil que les commentateurs de foot.
Hugo « l’astronaute » car il adore l’espace.
Sam « le collectionneur » car il collectionne tout.
Et il y a moi Maël « gel » car je mets toujours du gel.

 

 

 

 

 

 

Dans ma classe il y a …
Quentin le coquin car il fait rigoler tout le monde.
Mahana la cavalière car elle adore les cheveaux.
Quentin met le turbo car il court vite.
Hugo l’astronaute car il adore l’espace.
Gabin le gamer car il aime jouer aux consoles.
Et moi Louka j’adore joue aux consoles aussi.

 

 

 

 

Dans ma classe il y a …
Quentin « Basketman » très fort en basket, Maël « M. esquives » qui passe entre tout le monde, Noé « M. Gag » qui fait rire tout le monde, Louka « M. Carton » qui met des gros carton, Inès « Discogirl » qui ne fait que danser. Et il y a moi Loan « Calculman », je calcule tout.

 

 

 

En CM1

Homonymies

 

 

Les points

Le maître est en train de tracer un segment
Il voudrait deux points A et B puis il trace
À la fin de l’exemple il dit il faut s’appliquer!

Mais les deux points s’échappent
Le segment s’étale par terre s’étale
Ebahi, le maître s’exaspère
« Qu’ils aillent au diable ou au Ségala !”

les points A et B se moquent le maître est triste
Un élève se se dit « ça suffit ! »
Un autre élève essaye d’attraper les points A et B
Puis deux élèves, ensuite trois, au final toute la classe

Hourra ! Ils ont réussi les points sont au coin
Le maître est très content, il déclare « Maintenant
On va utiliser le mètre ! » Tout heureux

Ilyana

 

 

 

 

Je suis dans le bois
Je bois de l’eau
Je rencontre un boa

Je n’ai pas peur
Qu’il est beau ! Ah !
Il poursuit son chemin

Peut-être le reverrai-je demain ?
Je continue mon chemin sur un arbre
Je trouve une rose

Une petit fille qui adore le rose
Se promenait dans le coin 
Pour cueillir des roses

Mais soudain un canard « coin-coin »
La fille l’arrose
Car elle n’a pas peur de  lui

Quant au boa dans son carrosse
Il s’en va en compagnie de Louis
Je me doutais bien qu’il n’était pas méchant

Je continue mon chemin rose qui était long
Là je me dits « Bon j’ai ramassé assez de roses,
Je pars. »

Salomé

 

 

 

 

Ma mère dit à mon père :
« Chéri, j’ai perdu ma souris !
– Je viens d’en trouver une dans le secteur. »
Ma mère sourit :
« Chéri, tu sais bien que j’ai horreur des souris !
Celle que je cherche c’est celle de l’ordinateur. »

Mon père dit :
« Je ne sais pas où j’ai bien mis mes chaussures double paire. »
Ma mère dit : « Ne les aurais-tu pas oubliées à la mer ?
– Oui, à la mer, et c’était hier. »

Ma mère lui répondit :
« Alors ta double paire de souris,
Ce n’est pas celle qui était dans le secteur ! »
Mon père sourit :
« Ne prends pas cela à la lettre te dira le facteur ! »

Nous avons tous retrouvé nos affaires
Maintenant le plus dur reste à faire
Ne plus perdre les affaires et surtout la souris
D’ailleurs je viens de voir passer un petit bébé souris

Hugo

Cérémonie

Ce matin a eu lieu la cérémonie commémorative du 8 mai 1945. Enfants, familles, personnalités politiques, autorités, étaient présents pour cet évènement important.

 

 

Les élèves du CM1 ou chanté le Chant des Partisans et ont lu « J’y suis pour rien », texte de Gauvin Sers, chanteur engagé, l’engagement est bien une qualité honorée lors de ces cérémonies commémoratives, particulièrement cette année avec les tristes évènements qui ont frappé aux portes de l’Europe …

Le Chant des Partisans :

https://ahp.li/5a73d8138834362d695e.wav

(cliquer sur le lien, la mise en « mémoire tampon » peut prendre quelques instants, le vent a un peu perturbé la prise de son)

« J’y suis pour rien » : 

J’y suis pour rien Gauvin Sers

Bravo aux enfants pour leur engagement et leur investissement.

Homonymies

La chinoise

La belle chinoise dans sa robe de vair
Sautille dans la belle lueur
Elle cherche une pantoufle de verre
Pour pouvoir danser avec le bonheur

Soudain, elle s’arrête
Elle voit un ver
Mais ses yeux se dirigent vers un poète
Il a un chapeau vert

« Bonjour, dit-elle, Je m’appelle Meil
– Et moi Grégoire, dit-il
– Je cherche une pantoufle de verre.
– Je suis le gardien du grimoire de Basile ».

Et puis elle s’en va

Lia

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la ville de Cannes
Un marchand de glaces
À cheval sur sa bécane
Aimait le patin à glace

Dans la ville de Cannes
Un vieux monsieur
Tenant à la main sa canne
Admirait les étoiles dans les cieux

Dans la ville de Cannes
Mon frère Tom
Rencontra une dame
Qui vendait des pommes

Dans la ville Cannes
Un monsieur adorait dessiner
Il dessina un van
Pour le colorier

Dans la ville de Cannes
Tout cela ? Quel festival
Et les journaux cancanent
Sous un soleil estival

Quentin R.

           

 

 

 

J’aime le hochey
Mais je suis tellement nul
Qu’on dirait que je me suis drogué au troquet
Papa, maman m’encouragaient
Mais ça ne m’a pas réussi
Car je suis tombé
J’étais par terre
On appela les urgences
Et j’avais mal au ventre
Je suis retourné chez moi
Allongé sur mon canapé
A regarder la télé
Une émission qui s’appelle
« Tout sur le hoquet »
Ce sport est finalement trop difficile, trop dangereux,
Alors avec mon copain Bill
Je me suis mis au bilboquet, trop heureux !
Maintenant je ne me fais plus de bile

Quentin B

 

 

 

 

Chant des partisans

 

Nous vous présentons ici le Chant de Partisans, une interprétation et son histoire.

 

 

Le Chant des Partisans

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite…

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

 

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

 

Superbe interprétation par Philippe Brocard pour le défilé du 14 juillet 2006 à Paris :

A Londres, pendant l’occupation allemande, où se retrouvent de nombreux responsables de la Résistance, on cherche un indicatif musical pour l’émission « Honneur et Patrie » , diffusée par la BBC… Mais ces résistants ont un autre voeu, un impératif : créer un chant de la Résistance. « On ne gagne la guerre qu’avec des chansons … Il faut un chant qui ait l’air de venir des maquis », dit d’ASTIER de la VIGERIE (membre fondateur du Mouvement “Libération” dont il fut dès octobre 1940 le responsable pour la zone sud).
Or, Anna MARLY a mis à son tour de chant une complainte qu’elle interprète en langue russe au Petit Club Français : il y est question d’un « corbeau ». Ce chant se termine par ces mots : « Nous repousserons les forces du mal ; que le vent de la liberté ensable nos tombes ». L’accompagnement musical, audacieux, se résume à quelques pincements de cordes de guitare. Cet air-là, elle le chante aussi chez LOUBA, future Madame d’ASTIER. Joseph KESSEL déclare : « Voilà ce qu’il nous faut pour la France ». L’idée commence à mûrir.
Quelques jours plus tard, Joseph KESSEL, Anna MARLY, Maurice DRUON et d’autres se retrouvent au Club Français de Saint-James, dans la banlieue de Londres : les uns et les autres ont apporté leurs idées ; la conversation est animée . De temps en temps, François BARON ouvre la porte et questionne : « alors, elle est finie, cette Marseillaise ? ». Non, pas encore !
Le 30 mai 1943, dans un hôtel de la banlieue de Londres, le fruit est mûr : Germaine SABLON a mis en forme la partition sur un cahier d’écolier ; Joseph KESSEL tend un texte à Anna MARLY : « Il ne reste de l’original que l’idée, la coupe et les corbeaux. Mais le texte est beau, il s’emboîte dans ma musique ». « Les Partisans : chant de la Libération » est né. Il est enregistré le lendemain même au studio d’Ealing, puis s’envole vers sa destinée. Jusqu’au 2 mai 1944, ses premières notes seules ouvrent l’émission de la BBC. D’ASTIER rentre en France avec les paroles. Le texte, repris par des feuilles clandestines, parachuté par les aviateurs britanniques, transmis de bouche à oreille, devient « Le Chant des Partisans », hymne de la résistance. Il est vrai que ces corbeaux incarnent, pour chaque résistant, les uniformes allemands qui les pourchassent …