Cérémonie

 

Ce matin s’est tenue la cérémonie commémorative de l’armistice du 8 mai 1945.

Enfants, familles, élus, anciens combattants, personnalités, habitants étaient présents pour cet évènement mémoriel intergénérationnel.

Les enfants ont chanté le Chant des marais et le Chant des partisans. Leur prestation a été appréciée par tous, bravo à eux pour leur implication dans le travail mené pour leur participation à cette cérémonie. Merci aux familles de les avoir accompagnés.

Chant des marais (cliquer sur le lien) :

https://ahp.li/a155e459a8e0b8698e58.wav

Chant des partisans (cliquez sur le lien, il y a un peu de « souffle », le vent s’est levé pendant la manifestation) :

https://ahp.li/951b55ee17be89119532.wav

 

 

Un vin d’honneur offert par la Municipalité a clos la cérémonie.

 

 

Le chant des marais

Les camps camps nazis firent plusieurs millions de victimes, juives pour l’énorme majorité.

C’est dès 1933 qu’Adolf Hitler, nommé chancelier, obtient les pleins pouvoirs et met en œuvre la politique d’extermination nazie qui va frapper les opposants politiques, les intellectuels, les Tsiganes, les artistes, les noirs, les homosexuels, les juifs allemands, les enfants ou adultes handicapés … Tous ceux qui ne correspondent pas aux critères du programme de purification de la race allemande dicté par la tyrannie nazie.
Les premiers camps de travaux forcés vont ouvrir.

Le Chant des Marais a été créé par trois détenus du camp de Börgermoor. Il évoque les travaux forcés dans les marécages entourant le camp et l’espoir de retrouver la liberté.
Il se répandra en Allemagne, d’un camp à l’autre, puis en Pologne occupée et finira même par atteindre certains déportés du camp d’extermination d’Auschwitz.

En voici une version :

Le Chant des Marais

Loin vers l’infini s’étendent
De grands prés marécageux
Et là-bas nul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux

Refrain
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher.

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.

Bruit de chaîne et bruit des armes
Sentinelles jours et nuits
Et du sang, des cris, des larmes
La mort pour celui qui fuit.

Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai : « Tu es à moi. »

Dernier refrain
Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre,
Aimer, aimer.

 

Les élèves de la classe de CM1 la chanteront lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945

 

 

Paroles de Poilus

Lettre de Eugène Poézévara du 13 novembre 1918, extraite du recueil « Paroles de Poilus » choisie par les élèves et lue lors de la cérémonie commémorative du 11 novembre.

Lue par Dorian, Lucas, Léane, Louane, Lola, Doryan, Lillie, Romann, CM1

https://ahp.li/ee9695c8e6ba0f69832e.wav

(cliquez sur le lien, la mise en mémoire tampon peut durer quelques instants)

 

 

 

Monument aux morts ?

Les Monuments aux morts, commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

 

Un monument aux morts est un monument commémoratif érigé pour commémorer et honorer les soldats, et plus généralement les personnes, tués ou disparus par faits de guerre.
Les monuments aux morts n’existent quasiment pas avant le XXe siècle : les monuments commémorent les victoires militaires, et portent rarement les noms des soldats morts, à moins qu’il ne s’agisse de personnalités.
L’Arc de Triomphe de l’Étoile à Paris, commandé par Napoléon, inauguré en 1806, porte seulement le nom d’officiers supérieurs, qui ne moururent pas forcément au combat, et parfois encore vivants.

C’est après la grande guerre que vont être construits dans les communes françaises les quelques 30 000 monuments aux morts que l’on peut encore voir aujourd’hui. Suite à cette hécatombe (1 400 000 morts, 3 000 000 blessés, sur 8 millions de mobilisés) quelques communes élevèrent des monuments aux morts avec des messages résolument pacifistes. Celui de Strasbourg, par exemple, ne porte pas de noms de pays puisque la région a été au gré des guerres soit Française soit Allemande. Il représente une mère (symbolisant la ville de Strasbourg) tenant sur ses genoux ses deux enfants mourants, l’un Allemand et l’autre Français. Ils se sont combattus et devant la mort enfin ils se rapprochent.

 

Le monument aux morts de Riom, dans le Puy-de-Dôme, est dédié à la mémoire des poilus fusillés pour l’exemple. Il est inscrit : « Aux victimes innocentes des conseils de guerre 1914 – 1918 et à celles de la milice et de la Gestapo 1939 – 1944 ».

 

Sur le monument aux morts de Gentioux, dans la Creuse, une stèle est gravé le nom des 58 soldats morts pendant la guerre. En bas du monument, un écriteau porte l’inscription « Maudite soit la guerre ». Une sculpture représente un orphelin habillé avec la blouse de l’écolier, au visage triste ; il lève le bras en montrant les 58 noms gravés, comme s’il voulait se venger des responsables de cette guerre.
Plus que la célébration de la victoire, nous devons célébrer chaque 11 novembre (depuis 1922, année où cette date a été déclarée fête nationale) l’arrêt d’un conflit horrible et dénoncer l’horreur, les misères et les morts que causent les guerres.

 

Le dernier vétéran français de la guerre de 14-18, Lazare Ponticelli, est décédé le 12 mars 2008, à 111 ans.

 

Vocabulaire :

 

Un monument mortuaire n’abritant pas de tombe est un cénotaphe.

 

Un monument élevé sur un champ de bataille, proche d’un cimetière militaire est un mémorial. (Exemple : celui de Douaumont).

 

Morts pour la France

 

L’attribution de la mention « Mort pour la France » est une opération relative à l’état civil qui fait l’objet des articles L 488 à L 492bis du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre. C’est une récompense morale visant à honorer le sacrifice des combattants et des victimes de la guerre. Ont droit à cette distinction, les membres des forces armées françaises tués au combat ou morts des suites de maladies contractées ou d’accidents survenus en service commandé au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, des Guerres d’Indochine et d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie ainsi que les victimes civiles de nationalité française tuées lors de ces conflits.

 

Morts pour la France inscrits sur le Monuments aux morts de notre commune

 

Joseph Antoine Yves ADDÉ était Cannonnier conducteur au 18ème régiment d’Artillerie Divisionnaire. Il est né à Cépet le 19 janvier 1893. Il est mort pour la France le 22 août 1914, tué à l’ennemi à Bertrix, sur la route de Libramont, à l’entrée du bois, en Belgique. Il avait 21 ans.

 

Guiraud CAROL était Soldat au 14ème régiment d’Infanterie. Il est né le 2 mai 1884 à Montjoire. Il est mort pour la France des suites de blessures de guerre le 9 juin 1915 à l’hôpital militaire d’Amiens dans la Somme. Il avait 31 ans.

 

Jean-Marie CURBILIÉ était Soldat de 2ème classe au 296ème Régiment d’Infanterie. Il est né à Cépet le 12 juin 1886. Il est mort pour la France le 23 octobre 1916, tué à l’ennemi entre Le Transloy et Sailly-Saillissel dans la Somme. Il avait 30 ans.

 

Jean DUPONT était Soldat au 100ème Régiment d’Infanterie. Il est né le 5 octobre 1896 à Montberon. Il est mort pour la France le 11 août 1918, tué à l’ennemi dans le secteur de Reims, dans la Marne. Il avait 22 ans.

 

François Marguerite Germain DELCOUS était Soldat de 2ème classe au 5ème Régiment d’Infanterie. Il est né le 31 juiIlet 1897 à Cépet. Il est mort pour la France le 1er septembre 1918, tué à l’ennemi, à Crouy dans l’Aisne. Il avait 21 ans.

 

Jean Marie RAYNOUD était Soldat au 416ème régiment d’Infanterie, 10ème Compagnie. Il est né le 23 octobre 1886 à Cépet. Il est mort pour la France le 29 mai 1918, tué à l’ennemi, à Dravegny dans l’Aisne. Il avait 32 ans.

 

Jean Germain TERRANCLE était Soldat au 297ème Régiment d’Infanterie. Il est né le 13 septembre 1898 à Villariès. Il est mort pour la France des suites de blessures de guerre le 22 août 1918 à Catenoy dans l’Oise. Il avait 20 ans.

 

Jean Marie VIÉ était Soldat au 142ème Régiment d’Infanterie. Il est né le 21 août 1897 à Launaguet. Il est mort pour la France des suites de maladie contractée en service le 9 août 1916 à l’hôpital de Millau dans l’Aveyron. Il avait 18 ans.

 

Antoine VIGNES était Adjudant au 2ème Régiment de Hussards. Il est né le 11 août 1880 à Cépet. Il est mort pour la France le 1er juin 1916, tué à l’ennemi, dans une tranchée de 1ère ligne du quartier Est à Baconnes dans la Marne. Il avait 35 ans.

 

Nous avons trouvé dans les registres de l’État-civil des transcriptions d’actes de décès de Morts pour la France d’origine cépétoise mais qui sont honorés sur d’autres monuments : Henri LAGÜE, Dominique DÉJEAN, Pierre LAPALUE ou Pierre MAURY.

 

Travail réalisé par les élèves de CM1 en octobre 2017, résultat de recherches réalisées sur les Morts pour la France honorés par le Monument aux morts de notre commune à partir d’extraits des registres d’État civil, des fiches militaires trouvées sur le site internet « Mémoire des hommes » ou d’informations trouvées sur le site « MémorialGenWeb » et avec l’aide de Patricia, Secrétaire de Mairie.

 

Pourquoi faut-il se souvenir ?

 

« Savoir, c’est se souvenir. » Aristote (philosophe grec de l’antiquité)

 

« Les longs souvenirs font les grands peuples. » Charles de Montalembert (homme politique français du 19ème siècle)

 

« Entre le passé où sont nos souvenirs et l’avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs. » Henri Lacordaire (religieux et homme politique français du 19ème siècle)

 

Nous avons discuté en classe , en parallèle à un travail en Histoire, sur le souvenir, le « devoir » ou « travail » de mémoire à l’occasion de la cérémonie commémorative de l’armistice du 11 novembre à laquelle participeront les élèves.
https://ahp.li/69919f293aa9c93e924b.wav
(cliquez sur le lien, extraits du débat en cm1 d’octobre 2017, le micro n’était pas présent pour le débat le 12 octobre 2018)

 

Cette année, nous célébrons le centenaire de l’armistice du 11 novembre, notre école y sera  présente..

 

Histoire

Nous avons reçu en classe aujourd’hui Messieurs GIBERT, MAZINGUE, PAVIO, VIADERE de l’Association du Souvenir Français qui sont venus présenter un exposé sur la Seconde guerre mondiale et discuter avec les élèves sur cette triste période de notre histoire et le travail de mémoire. Ils ont aussi parlé des évènements qui ont frappé en juin 1944 des communes proches, notamment au Bois de la Reulle entre Castelmaurou et Gragnague.

Merci à eux pour leur exposé très adapté.

Les CM1

Chant des partisans

 

La cérémonie commémorative communale du 8 mai 1945 aura lieu mardi 8 mai, rendez-vous devant la salle des fêtes municipale à 11h00.

 

Le Chant des Partisans

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite…

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

 

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

 

Superbe interprétation par Philippe Brocard pour le défilé du 14 juillet 2006 à Paris :

A Londres, pendant l’occupation allemande, où se retrouvent de nombreux responsables de la Résistance, on cherche un indicatif musical pour l’émission « Honneur et Patrie » , diffusée par la BBC… Mais ces résistants ont un autre voeu, un impératif : créer un chant de la Résistance. « On ne gagne la guerre qu’avec des chansons … Il faut un chant qui ait l’air de venir des maquis », dit d’ASTIER de la VIGERIE (membre fondateur du Mouvement “Libération” dont il fut dès octobre 1940 le responsable pour la zone sud).
Or, Anna MARLY a mis à son tour de chant une complainte qu’elle interprète en langue russe au Petit Club Français : il y est question d’un « corbeau ». Ce chant se termine par ces mots : « Nous repousserons les forces du mal ; que le vent de la liberté ensable nos tombes ». L’accompagnement musical, audacieux, se résume à quelques pincements de cordes de guitare. Cet air-là, elle le chante aussi chez LOUBA, future Madame d’ASTIER. Joseph KESSEL déclare : « Voilà ce qu’il nous faut pour la France ». L’idée commence à mûrir.
Quelques jours plus tard, Joseph KESSEL, Anna MARLY, Maurice DRUON et d’autres se retrouvent au Club Français de Saint-James, dans la banlieue de Londres : les uns et les autres ont apporté leurs idées ; la conversation est animée . De temps en temps, François BARON ouvre la porte et questionne : « alors, elle est finie, cette Marseillaise ? ». Non, pas encore !
Le 30 mai 1943, dans un hôtel de la banlieue de Londres, le fruit est mûr : Germaine SABLON a mis en forme la partition sur un cahier d’écolier ; Joseph KESSEL tend un texte à Anna MARLY : « Il ne reste de l’original que l’idée, la coupe et les corbeaux. Mais le texte est beau, il s’emboîte dans ma musique ». « Les Partisans : chant de la Libération » est né. Il est enregistré le lendemain même au studio d’Ealing, puis s’envole vers sa destinée. Jusqu’au 2 mai 1944, ses premières notes seules ouvrent l’émission de la BBC. D’ASTIER rentre en France avec les paroles. Le texte, repris par des feuilles clandestines, parachuté par les aviateurs britanniques, transmis de bouche à oreille, devient « Le Chant des Partisans », hymne de la résistance. Il est vrai que ces corbeaux incarnent, pour chaque résistant, les uniformes allemands qui les pourchassent …

 

 

Voyage dans le temps : le Moyen Age

Pendant quelques semaines, les CE2 sont plongés au temps des châteaux forts et des chevaliers ! C’est l’occasion de découvrir comment étaient construits les châteaux forts et leurs systèmes de défense et d’attaque.

Dans un château fort, se trouvent généralement :

  • des douves (ou profonds fossés remplis d’eau) qui font le tour de l’enceinte. Elles servaient à empêcher les assaillants de s’approcher trop près du pied de la muraille ;

  • un pont-levis en bois actionné par des chaînes très résistantes pouvant s’abaisser et se relever en cas d’attaque ou la nuit ;

  • une herse, lourde grille en fer, coulissant verticalement dans une rainure, au niveau de la porte d’entrée (c’est une double protection) ;

  • une basse-cour, première cour du château où se réfugiaient les paysans en cas d’attaque. Les serviteurs et les animaux y vivaient tout le temps,

  • un donjon, plus haute tour du château qui logeait le seigneur et sa famille ;

  • des remparts, grands murs faisant le tour du château, au sommet desquels se trouvent les chemins de ronde. Les remparts sont régulièrement séparés par des tours, percées de meurtrières(ouvertures étroites et rectangulaires d’où les archers tiraient des flèches sans être atteints). Le haut des murs des tours, des remparts et du donjon est couronné par des merlons (les parties pleines) et des créneaux (les parties vides). Les archers et les soldats tiraient entre ces créneaux, puis se cachaient derrière les merlons. Souvent, le sol du chemin de ronde est ajouré par des mâchicoulis (trous qui sont à la verticale du pied extérieur des murs). Par ces trous, on pouvait jeter sur les assaillants toutes sortes de projectiles.

En classe, nous avons reconstitué un château fort, avec un moulin, une église et un combat de joutes.

                    

Et voilà le résultat :

 

       

                    

Le moulin, l’enclos pour les bêtes, le pressoir et l’église            Le pont levis

         

Les combats de joutes

        La chèvre, appareil de levage (qui ressemblait à une grue) permettait de hisser les chevaliers revêtus de leur lourde armure, sur leur cheval.