Favoriser la scolarisation dans la classe de référence

Voici quelques conseils pour favoriser la scolarisation dans la classe de référence pour les élèves bénéficiant de l’appui d’un dispositif ULIS au sein d’une école.

Recommandations générales

Dans la classe de référence
Dans l’ULIS
Les élèves reçoivent des enseignements dans les domaines d’apprentissage en fonction de leurs besoins et de leur parcours définis dans le projet individuel qui s’appuie sur le PPS et éventuellement sur la PAOA.

Les objectifs spécifiques visés prennent appui sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Ils sont en adéquation avec les priorités définies dans le projet de scolarisation de chacun des élèves.

Les outils personnels (cahier, classeur…) et les manuels utilisés par les élèves bénéficiant du dispositif sont identiques à ceux des autres élèves de la classe. Leur utilisation peut être aménagée, accompagnée (par l’AESH, par le coordonnateur en situation de co-intervention, dans le cadre d’un tutorat).

Les supports pédagogiques proposés sont adaptés, en fonction des besoins des élèves. Pour ce faire, ils peuvent être transmis au coordonnateur, en amont de la mise en œuvre d’une séquence, afin qu’il anticipe les adaptations nécessaires à leur appropriation.

Les évaluations sont à adapter en fonction des objectifs visés et des besoins de chaque élève.

En plus des séances définies dans leur emploi du temps, l’élève participe aux heures de vie de classe, aux projets ponctuels, aux interventions extérieures et aux sorties de leur classe.

Des temps de préparation ou de reprise des apprentissages effectués au sein de la classe de référence sont pris en charge par le coordonnateur, dans le cadre du dispositif. L’action en amont est à privilégier, l’ULIS n’est pas un dispositif de remédiation.

 

Les apprentissages fondamentaux (en français et en mathématiques) sont la priorité du coordonnateur, enseignant spécialisé et personne ressource.

 

L’apprentissage de l’autonomie est l’objectif majeur. Par exemple, l’élève apprend au sein du dispositif à utiliser les outils qui lui permettront de compenser une lecture peu efficiente…

 

Le coordonnateur élabore des outils avec l’élève, destinés aux apprentissages.

 

Les projets, les participations aux sorties au sein de la classe de référence sont anticipées et préparées en amont.

 

Mise en œuvre

Objectifs Propositions
 

 

 

 

 

 

 

 

Développer le sentiment d’appartenance à la classe de référence

– Ne pas parler d’« élèves  ULIS ». Nommer les élèves bénéficiant du dispositif comme élèves de la classe de CE1, CE2….

On privilégiera des expressions du type : « C’est l’heure de rejoindre ta classe pour la séance de sciences », plutôt que : « Va en inclusion en sciences ».

– Prévoir une rentrée dans la classe de référence durant la première semaine, afin de permettre les observations croisées au bénéfice de l’élaboration de l’emploi du temps de chacun des élèves. La durée de cette première immersion dépendra des capacités et besoins de l’élève. Une immersion trop longue sur la journée dans le grand groupe peut être compliquée et un retour peut être nécessaire sur le dispositif ULIS.

– S’assurer que les élèves disposent des outils et du matériel de la classe de référence dans les disciplines où ils seront réellement présents : cahiers, manuels….

– Faire participer aux récréations des élèves de la classe.

– Penser les temps de cantine, comme des temps permettant les échanges avec tous les élèves de l’école ; penser alors l’accompagnement des élèves du dispositif par l’AESH collectif si besoin, au bénéfice des interactions et de l’autonomie.

– Faire participer aux projets, aux sorties de la classe de référence.

– Inviter les parents aux réunions de rentrée de la classe de référence.

– Penser des entretiens avec les parents à deux voix (enseignant de la classe de référence et coordonnateur ULIS).

-Renseigner conjointement le livret d’évaluation et/ou le LSU  (enseignant de la classe de référence et coordonnateur ULIS).

 

Favoriser la construction d’une culture commune de l’élève et de l’enfant

– S’assurer que toutes les informations relatives à la vie de l’école et de la classe de référence soient diffusées aux élèves inscrits dans le dispositif.

– Inscrire l’élève dans les différents projets de la classe et du niveau : sorties et voyages scolaires…

– Respecter l’identité et le développement de l’enfant : l’élève utilise des supports, affichages, outils de sa tranche d’âge. Éviter par exemple la mention d’âge inférieur, de niveau de classe maternelle sur les supports élèves mais aussi sur ceux utilisés par les enseignants et visibles par les élèves.

 

 

Élaborer le projet individuel de chaque élève

À court terme : sur l’année scolaire

– Organiser des entretiens individuels avec l’élève pour définir ses objectifs, réguler ses temps de scolarisation dans la classe de référence.

– Construire le projet individuel en lien avec l’enseignant de la classe de référence afin de définir les objectifs visés et les adaptations à prévoir.

– Prendre appui sur les observations de l’AESH.

– Rencontrer la famille pour l’associer au projet.

– Envisager éventuellement les modalités de participation de l’élève à une partie des réunions d’équipe de suivi de scolarisation (ESS), afin de le rendre acteur de son projet.

 

 

Sécuriser

– Au sein de l’ULIS, préparer, outiller pour les évaluations effectuées dans la classe de référence (préparer des fiches, des cartes mentales…).

– Expliciter les attendus en termes d’apprentissage et valoriser les réussites, au sein de la classe de référence, au niveau de l’élève, au niveau de l’équipe pédagogique.

– Prévoir, lorsque cela répond à un besoin, l’accompagnement de l’élève par l’AESH collectif, au sein de la classe de référence.

 

 

 

 

Favoriser les apprentissages

– Prioriser l’apprentissage sur l’évaluation formelle : ce sont les apprentissages, l’acquisition de savoirs (procédures, lexique, connaissances, attitudes…) qui priment sur l’évaluation.

– Envisager des modalités d’intervention du coordonnateur dans la classe de référence, co-intervention, observation…

– Envisager des modalités de liaison et de régulation : conseil des maîtres, messagerie professionnelle, projet personnel de scolarisation, fiches de suivi…

– Privilégier une démarche d’enseignement explicite (« Qu’est-ce que tu vas apprendre, à quoi ça sert ? »).

– Étayer (aide humaine, outils spécifique) pour accompagner l’exécution de la tâche et le cheminement.

 

 

 

 

Structurer le temps,

structurer l’espace

– Élaborer l’emploi du temps de l’élève, à partir des temps de présence à l’école (en classe et au sein du dispositif) ainsi que des prises en charge extérieures.

– Structurer le temps en identifiant le contenu à chaque séance (en classe et au sein du dispositif).

– Énoncer, expliciter les perspectives (« Lors de la prochaine séance, tu travailleras sur… »).

– Anticiper les transitions.

– Structurer le long terme à l’aide d’un calendrier (hebdomadaire).

– Aménager les différents temps périscolaires en lien avec la vie scolaire (possibilité de lieu de repli sur le temps en commun, avec par exemple un accès spécifique à la bibliothèque…).

– Envisager la salle du dispositif comme un lieu destiné aux apprentissages et/ou permettant de se ressourcer (faire identifier la fonction des différents espaces, à l’aide de repères visuels).