Oui, Noël est passé …

 

Nos reporters sont habituellement très réactifs, panique à la rédaction du blog aujourd’hui : nous avons oublié de poster des photos du repas de Noël au restaurant scolaire !

Le repas a pourtant été très apprécié, maître et maîtresses ont été invités à partager ce moment festif avec leurs élèves, la décoration a été très réussie … Merci au personnel de restauration !

 

 

 

Vélodingues

 

Le vélo amoureux

Ou la la ! J’ai les roues toutes flagada
Et la cervelle en chocolat !

J’ai trébuché sur un rocher.
À cause d’elle je suis tombé,
Mes yeux sont fixés, je suis collé !

Sans m’en rendre compte,
Mes pédales étaient absorbées
Par une telle beauté !

Si je pouvais lui parler
Je serais terrorisé !
De parler à cette … À cette beauté.

Mes pédales ont accéléré,
Elles ont été contrôlées
Avec elle : cette magnifique beauté …

Maé

 

 

 

 

 

 

Le vélo émotionnel

Quand je pars faire une course
Je suis heureux
Comme un vélo-amoureux

Quand on me dépasse
Je suis énervé
Comme un vélo-soupe au lait

Quand je suis premier :
Je suis tellement fou
Que mon coeur fait boom-boom

Bref, je suis un vélo-émotionnel
Je cours comme une gazelle
Dès que la course est terminée
Je ramène le trophée

Le vélo-émotionnel
Lui il sera éternel

Nathan

 

 

 

 

 

J’ai un vélo
Qui est très
Qui est très beau !
Je vais partout

Sur ses deux roues
Je fais un tour de vélo
Avec mon ami Léo
Ensemble nous faisons
Des balades
Et de la rigolade …

Je ne vais pas m’enfermer
Car je veux sentir la liberté
La liberté de m’envoler
Sur les champs ensoleillés

Tomas

 

 

 

 

 

 

Le vélo paresseux

Dans la journée ce qui me plaît
C’est regarder oiseaux et papillons
Du haut de mon joli balcon le guidon
Dos à la route de Cépét

Pour finir toujours premier
Le vélo flèche file
Oh là ! Moi je reste immobile
Premier à ne pas bouger !                        

Pourquoi rouler, se salir et se fatiguer
Ici c’est le soleil et la lune qui défilent
Mes roues propres ne bougent pas d’un fil
Du lever du jour à la nuit étoilée

Je suis le vélo paresseux
Et pour ceux
Qui n’en croient pas leurs yeux
Je suis le vélo le plus chanceux .

Léa

 

 

Contribution aux « Vélodingues » d’Andrée Clair et jacques Carelman

 

 

 

Handicap ?

Nous lisons en classe le livre « Wonder » qui parle du handicap, nous en avons aussi parlé à l’occasion du Téléthon ou pour préparer nos visites à l’E.H.P.A.D. des Serpolets, nous lisons des romans sur le sujet que nous vous présentons sur le blog, nous avons mené en classe une réflexion sur la notion de handicap, ou de situation de handicap

Nous avons d’abord cherché la définition donnée par les dictionnaires :
– Désavantage qui met une personne en état d’infériorité (exemple : la timidité) (Larousse junior).
– Déficience physique, sensorielle ou psychologique (exemple : handicap auditif) (Robert junior).
– Déficience physique ou mentale, congénitale ou acquise (Robert collège).

Nous avons ensuite mené une nouvelle discussion dont voici le résumé.

Définition de l’O.M.S. (l’Organisation Mondiale de la Santé) :

« Les handicaps sont un terme général qui qualifie des incapacités, une limitation des actes de la vie quotidienne et une participation restreinte à la vie sociale ».

Extrait de la discussion qui a suivi la lecture des définitions et discussion témoignages :

https://ahp.li/56841284dbed33d2bde1.wav

(cliquer sur le lien, la mise en mémoire tampon peut prendre quelques instants)

 

https://ahp.li/92f3d3b67b6729e21ed8.wav

(cliquez sur le lien, la mise en mémoire tampon peut prendre quelques instants)

 

 

Notes prises

Les incapacités peuvent être physiques (on peut avoir été amputé d’un bras), psychologiques (la personne peut avoir des dysfonctionnements au niveau du cerveau) ou sensorielles (la personne peut être sourde).

Différence entre « être handicapé » ou « avoir un handicap » et « être en situation de handicap » : la personne n’est pas tout le temps handicapée, elle peut faire des choses comme les personnes valides.
Avoir un handicap, on peut faire d’autres choses, être handicapé, on n’a que ça, on peut avoir tous les handicaps. Si on dit « être » handicapé, on enferme la personne dans ce handicap, on oublie tout ce qu’elle peut faire à côté.
En France, la loi aujourd’hui dit « en situation de handicap » : la personne est handicapée dans certaines situations mais elle peut aussi réussir comme tout le monde plein d’autres choses et donc être « normale ».

La société doit travailler à s’adapter aux personnes qui la composent, on est d’abord comme les autres, on est en situation de handicap par moments.

Le handicap amène à de nouveaux apprentissages, on va par exemple plus développer un sens. Nous aussi, nous pouvons nous sentir handicapés quand nous perdons nos repères.

Quand on va dans un pays étranger, on peut avoir des difficultés à communiquer, on peut être sujet au vertige en altitude, on peut avoir peur sur les manèges à sensations …

Le mot « handicap » englobe un tas de choses.

 

 

Extrait du début de WONDER, dont nous avons lu un extrait du livre et que nous verrons en classe :

« Je ne suis pas un garçon de dix ans ordinaire, c’est certain. Oh, bien sûr, je fais des choses ordinaires. Je mange des glaces. Je fais du vélo. Je joue au ballon. J’ai une Xbox. Tout ça fait de moi un enfant comme les autres. Sans doute. Et puis je me sens normal. Au-dedans. N’empêche, lorsqu’un enfant ordinaire entre dans un square, les autres enfants ordinaires ne s’enfuient pas en hurlant. Quand un enfant est normal, les gens ne le fixent pas partout où il va. Voici mon idée : la seule raison pour laquelle je ne suis pas ordinaire, c’est que les autres me voient comme ça. »

August

August nous fait comprendre que c’est d’abord le regard des autres qui crée la différence. Si on le regardait normalement, il ne serait pas en situation de handicap.

 

 

Étymologie du mot handicap : « handicap » emprunté en 1827, vient de l’expression anglaise HAND IN CAP signifiant « Main dans le chapeau ». Lors de jeux d’échanges d’objets personnels pratiqués en Grande Bretagne, un arbitre, évaluant le prix des objets, était chargé de surveiller l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs. Celui qui recevait un objet de valeur supérieure devait donc mettre une certaine somme d’argent dans un chapeau pour rétablir l’équilibre. Le terme est aussi utilisé en sport, notamment en hippisme où on attribue un handicap au plus fort pour rendre la course plus équitable.

Nous avons visionné plusieurs vidéos de sportifs handisport :

– Philippe Croizon, nageur de l’extrême qui a traversé la Manche et rallié les cinq continents.

A 26 ans, il a été électrocuté et a perdu les bras et les jambes.

 

 

– Théo Curin, nageur français olympique

 

 

– Sandrine Aurières-Martinet

Multiple médaillée olympique et mondiale en judo.

 

 

– Timothée Adolphe

Sprinteur plusieurs fois médaillé Europe et Monde.

 

 

– Jérôme lambert

Cycliste sur piste, champion de France.

 

–  Mathieu Bosredon

Cycliste sur route

 

 

– Souad Yamani qui pratique le tennis-fauteuil

Nous avons aussi parlé d’Ibrahim Hamato, pongiste Égyptien qui joue en tenat la raquette dans sa bouche et lance la belle avec son pied ; ou d’Abdelatif Baka, athlète malvoyant, qui a couru à Rio en 2016 le 1500 m plus vite que les athlètes valides …

 

Extraits de la discussion qui a suivi :

https://ahp.li/df6a3eaf69d649988e4f.wav

(cliquer sur le lien, la mise en mémoire tampon peut prendre quelques instants)

 

https://ahp.li/644bfa704f9fcd1b79c0.wav

(cliquez sur le lien, la mise en mémoire tampon peut prendre quelques instants)

 

Phrases pour réfléchir …

« L’aide de l’autre m’est vitale et j’aime à la considérer comme un échange, un moment de partage. Pour les hommes, c‘est peut-être un peu plus compliqué car nous avons un sacré problème : l’orgueil ! » Philippe Croizon

Philippe a besoin d’une aide valide par moments et dans son sport mais les personnes qui l’aident partagent avec lui ses réussites, sa force, ses émotions. Chacun apprend de l’autre.
C’est compliqué : accepter l’aide est compliqué, peut-être aider aussi, car l’être humaine est orgueilleux, fier, il n’aime pas montrer qu’il peut être plus faible, il n’aime pas demander de l’aide ou montrer ses sentiments.

 

 

 

« Mon handicap est spectaculaire. Pour qu’il s’estompe, je dois briser la glace. En racontant des blagues, en faisant le bouffon, cela devient possible. Concentrer tous les regards sur mon sourire. Mais l’humour à tout prix n’a pas de sens… Je contrôle sans cesse, dissimule pour leur laisser penser que je suis fort. » Philippe Croizon

Le handicap de Philippe est spectaculaire : il n’a plus de jambes et de bras, ça se voit bien, les autres peuvent montrer de l’étonnement, certains avoir peur.
Grâce à l’humour, Philippe a pu aussi affronter cela. Mais il ne suffit pas toujours d’en rire.

 

 

 

 

« Les personnes avec un handicap corporel, mental ou psychique sont très souvent confrontées aux inégalités, à la discrimination, parfois même au mépris. » Philippe Croizon

Les inégalités concernent l’accès aux lieux publics (depuis 2005, la loi sur le handicap permet de lutter contre ces inégalités, aux commerces, etc. Il faut aménager des rampes inclinées, installer des portes plus grandes, etc. pour que les personnes en situation de handicap puissent accéder à tout comme les autres.
La discrimination est dans le regard, le comportement des autres.
Les personnes en situation de handicap ont les mêmes droits que les autres.

 

« En traversant la Manche à la nage, je voulais démontrer que le handicap n’est pas une fatalité. Avec du courage et de la volonté chacun peut, qu’il soit valide ou non, repousser ses limites et accomplir de grandes choses. »

Philippe Croizon

Chacun peut réussir ou essayer avec de la volonté.

 

 

Nous avons parlé du philosophe suisse Alexandre Jollien. Quand il est né, il s’est étranglé avec son cordon ombilical et son cerveau n’a pas été oxygéné correctement, il en a des séquelles, il a des difficultés motrices, des difficultés à articuler …

« Sortir, c’est toujours se confronter au regard de l’autre. »

« L’ennemi absolu, c’est la pitié. » Alexandre Jollien

« Le regard des autres peut nous construire mais il peut nous nuire, condamner, blesser. »  Alexandre Jollien

« Maître, que dois-je faire pour devenir sage ?
– Tu n’as qu’à traîner derrière toi un hareng. » Diogène

Il raconte l’histoire de Diogène, philosophe grec de l’Antiquité (500 ans avant Jésus-Christ) qui pour répondre à un de ses élèves qui lui demande comment faire pour devenir Sage, lui dit de marcher en traînant derrière lui un hareng …
Alexandre a l’impression de traîner derrière lui un poisson, un poisson imaginaire qui représente son handicap et que tout le monde regarde. Et lui se pose des questions. Il essaie de se détacher de son handicap, de ses souffrances, de dépasser cela pour montrer aux autres qu’il est normal.
Nous avons un effort à faire ou une conduite à tenir : ne pas nous retourner quand on croise une personne en situation de handicap, nous comporter normalement.

On dit souvent « Pauvre garçon ! », « Pauvre petit ! » mais être en situation de handicap n’empêche pas de rire, d’être joyeux. Le handicap, c’est du malheur quand on te regarde mal.

Il ne faut non plus en faire trop, les personnes en situation de handicap peuvent avoir besoin d’aide, elles peuvent avoir besoin d’un certain encadrement, c’est le cas par exemple quand elles sont accueillies en Maison d’Accueil Spécialisée comme à l’Association Marie-Louise ou pour certaines personnes âgées des Serpolets avec qui correspondons.

On ne doit pas forcer l’aide à apporter quand on côtoie une personne en situation de handicap.

Dans Wonder, August dit « Tout le monde mérite une ovation au moins une fois dans sa vie, parce que nous triomphons du monde. »

Nous pouvons tous être heureux ou malheureux, ce n’est pas le handicap qui fait le malheur ou le bonheur. Ça dépend aussi de comment nous sommes les uns avec les autres …
Nous sommes là, nous avons tous les mêmes droits, nous avons tous droit à la reconnaissance … Il n’y ni normal et ni pas normal, nous sommes tous ordinaires …

 

En CM1

 

Vélodingues

 

Le vélo peintre

Quand je sors de ma maison
J’ai la peinture dans des seaux
À l’arrière de mon vélo

Je pars dans la rue rejoindre mes amies
On peint ensemble
Et on gagne des prix

Avec les amis
On peint des tableaux
Et des vélos

Matilde

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vélo architecte

Je suis le vélo architecte
Je fais un pont sur la rivière
En m’aidant de mon équerre
Je trace des plans
En direction pour le Moyen-Orient
Je fabrique des nids d’oiseaux
Pour qu’ils rêvent bord de l’eau
Quant aux maisons
Elles sont parfaites comme le patron

Le vélo architecte
Il fabrique tout
Partout

Clément

 

 

 

 

 

Le vélo éclair

Je suis le vélo éclair
Je fais trembler la terre
Je file comme la lumière
Je fais des éclairs
Je foudroie la terre
Avec mon pouvoir éclair
Je me sens tout puissant, éblouissant et géant
Je frôle les feuillages
M’envole dans les nuages
Et pars pour un long voyage

Je suis le vélo éclair
Je suis le vélo le plus fier
Je roule et m’envole vers d’autres frontières.

Ethan

 

 

 

 

 

 

 

Le vélo insecte                                                        

Je suis un vélo tout petit
Je ressemble à une fourmi
Mais il n’y a que moi qui me trouve tout petit
Car en fait je fais la taille d’un vélo

Quand je roule dans le jardin
Il fait très froid
J’ai l’impression d’être un nain
Mangé par un chat

Ah la la, j’en ai assez d’être enfermé
Dans le jardin
Quand je joue avec le chat,
Il me pousse dans le sapin
Aïe aïe aïe ! Ça me picote
J’ai ma roue arrière qui gigote
Mais qu’est-ce-que je peux y faire
De toute façon je suis tout petit
Et je ressemble à une fourmi

Lucas

 

 

Contribution aux « Vélodingues » d’Andrée Clair et jacques Carelman

 

 

Ça roule ?

Extraits de livre : Comme sur des roulettes

Auteur(s) : Malika Ferdjoukh

 

Les personnages : Sidonie, Sassy, Ti-Paul, Mme Villalonga, …

 

En résumé : Un jour, Sidonie s’éveille … Et ne comprend pas. Elle n’est pas chez elle. Ici, tout est blanc, depuis les endives qu’on lui sert le midi jusqu’aux murs qui l’entourent. Des murs d’hôpital.
Et ses jambes ne répondent plus ! Impossible de sauter à la corde. De courir. De marcher. Il va falloir tout réapprendre …

 

 

 

Rencontre en CE1 et CM1

 

 

Nous avons reçu le 11 décembre matin dans nos deux classes Francette, de la délégation 31 de l’Association Française contre les Myopathies et membre du groupe d’intérêt au niveau national Steinert, et sa fille Sylvie, pour discuter du Téléthon, dont la dernière édition s’est déroulée le week-end précédent, et des maladies neuromusculaires, génétiques, rares.

Quelques notes prises et quelques réflexions …

L’AFM a été créée en 1958 par Mme de Kepper, mère d’enfants atteints de myopathie, pour récolter des fonds pour aider à la recherche médicale de ces maladies rares car touchant une faible partie de la population. Mais il est important, quelle que soit la maladie et le nombre de malades, d’essayer de la combattre et de trouver des remèdes.
La recherche médicale, les soins, l’accompagnement des malades, tout cela coûte très cher.
Aux États-Unis existait déjà l’équivalent de la manifestation de Téléthon, aussi en 1987, l’AFM a organisé le premier Téléthon dont le parrain a été le célèbre acteur et humoriste Jerry Lewis.

Ces maladies sont des maladies génétiques : lorsque les deux cellules reproductrices (l’ovule et le spermatozoïde) se rencontrent pour former le futur embryon, leurs chromosomes vont s’unir, se mélanger pour donner l’identité génétique de l’embryon, son ADN.
Les chromosomes portent les gènes qui vont « commander » toute l’évolution des cellules, leur fonctionnement, l’évolution de l’individu. Par exemple, un gène peut donner la couleur bleue des yeux, etc.

 

Une maladie génétique est due à un dysfonctionnement d’un gène, elle n’apparaîtra pas forcément dès la naissance. Cela a été le cas pour Sylvie qui a eu une enfance ordinaire mais qui a ensuite perdu sa musculature et ce n’est que plus tard que sa myopathie a été bien identifiée, elle est atteinte d’une dystrophie myotonique, maladie de Steinert. Il existe un grand nombre de myopathies, chacune ayant sa spécificité, ce qui rend difficile la recherche.

Nous avons parlé de la recherche médicale menée grâce aux dons du Téléthon.

Nous avons regardé 3 vidéos présentant Julie, Jeanne et Jonas, nous avons discuté du quotidien des malades, de leurs familles, de leurs espoirs car la recherche maintenant permet d’obtenir de vraies victoires face à ces maladies dégénératives qui malheureusement n’offrent pas à beaucoup de malades une espérance de vie ordinaire.

 

Mais les malades et leurs familles, malgré les moments d’abattement, sont très combattifs et essaient d’avoir une vie ordinaire avec des moments de joie et de plaisir.
Sylvie nous a par exemple confié qu’une de ses plus grandes joies a été de sauter en parachute !

C’est aussi très important de permettre aux malades, quelle que soit la maladie, de vivre de façon ordinaire.
Et c’est aussi important de ne pas oublier le reste de l’année ces personnes touchées par ces maladies rares.

Des nouvelles de Jeanne :